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Joueurs en ligne : 61
jeudi 20 janvier 2022
 
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Live4Cup : Equipe - LEGITEAM

Equipe - LEGITEAM

Nom LEGITEAM
Jeux Counter-Strike: Source
Nombre de joueur 10
Inscrit le 22/12/2010
Responsable vacsta (Contacter le responsable)
Serveur match ON - connect connect 87.98.139.122:27105;password 123;password
Site Web
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Pays
Vue 3670 fois
Réputation
  • Currently 3/5 Stars.
  16 vote(s)
Points L4C ?1 Point L4C = Participation à un tournoi
3 Points L4C = Victoire d'un match
5 Points L4C = Partipation à une finale
10 Points L4C = Vainqueur d'un tournoi
(points cumulables)
Non-Officiel : 256 / Officiel : 0 / Cumulés : 256
Description

bienvenue sur la page Team NoRAj-Please


Good Luck and Have Fun


Les membres :


LK : STEAM_0:1:13446392


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VAKKI: STEAM_0:0:1117275


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E-ROWDYZ: STEAM_0:0:28559783


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TICTAC: STEAM_0:1:35019576


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POUNTSEF: STEAM_0:0:17784487


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EMNEX: STEAM_0:1:26942231


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w0Nx: STEAM_0:1:19087179


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CASS: STEAM_0:0:30419639


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LAOSTYLE: STEAM_0:0:8076845


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Présence aux tournois
  • Présente :21 - (60%)
  • Absente :2 - (6%)
  • Non renseignée :12 - (34%)
Succès (8/30)
 

Etape 1 (10 succès)

Etape 2 (20 succès)

Etape 3 (30 succès)
 

Tournois participé (35)
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Commentaires (11)
Par vacsta - 21/02/2011 à 21:05

connect 87.98.139.124:27035;password 123


Par Lucenzo.fast-cup - 14/03/2011 à 22:53

Team non fair play et qui répecte pas le réglement ne mais pas la pause on demande la pause il dit non pourquoi sa fear de loss donc il joue en 4vs5 donc ne pas faire de tournois avec eux team de rageux et de noob non fair play sinon gl pas hf pour raison non fair play a bobby


Par weps - 14/03/2011 à 22:53

Team de no fair play qui lance alors kon est 4vs5 et qui refuse de mettre pause pour avoir la victoire gg les bots


Par Lucenzo.fast-cup - 14/03/2011 à 22:56

Bonjour à tous. 
Je
suis en dépresison depuis 5 ans, depuis que je me suis faite
pseudo-violé (j'ai du mal a accepter que ce puisse etre un viol et pas
juste un gars qui voulait abuser...mais bon) depuis j'ai des haut et des
bas. Il y a à peine trois mois de ca, j'étais en plein dedans avec les
crises de larmes et tout ce qui s'en suit, ca a duré deux mois sans
cesse, ce qui me parait long par rapport à quand j'ai des bas habituel..
Bref, j'ai trouvé du travail, j'ai repris les études, je mes suis faite
des ami(e)s, tout semble aller pour le mieux. Et ca reviens. J'en suis
lassée. Plus que marre. J'ai envie de me tuer, j'y pense dès que je ne
suis pas spéciallement ocupée "hum, oué, en voila une bonne idée, en
finir avec tout ca..." vous voyez à peu près. Mais je suis trop fatigué
de lutter, trop, je n'y arrive plus. Je n'arrive plus a me remonter le
morale, ou a me laisser remonter le moral. J'ai envie d'avoir une
maladie grave, tellement grave que je pourrai mourire sans me dire que
c'est de ma faute si ma famille et mes proches souffriront si je meurs.  
Je
suis stressée, angoissée, anxieuse, je fait souvent des crises, je dors
pas pendant un mois, puis je fait que ca tout le temps, je ne mange
plus, mais l'apétit ne reviens pas. L'appetit sexuel non plus ne reviens
pas. J'ai peur de moi meme, je maigris, je suis maigre, je me trouve
encore trop enrobée. Rien ne tourne rond dans ma tete, je n'arrive plus a
me concentrer, je suis abrutie par cette depression et ca m'enerve de
réagir lentement. Ca m'enerve d'etre égoiste a ce point que de tomber
dans la facilité, et de ne pas lutter, mais je n'y arrive plus.  
Désolé
si ca à été long, et si ca vous à enuyé. Si quelqu'un à eut la bonté de
lire ces ligne, peut-il me dire si je deviens folle? J'en ai vraiment
l'impression, j'ai l'impression de le faire expres.... 
Merci


Par Lucenzo.fast-cup - 14/03/2011 à 22:57

Dans la psychiatrie, la rage est
l'état mental le plus extrême du spectre de la colère. Lorsqu'un
patient est sujet à la rage, cela se termine lorsque la menace n'est
plus oppressante ou que le patient atteint de rage est immobilisé. Une
autre fin du spectre est l'ennui1. Des problèmes psychopathologiques
tels que la dépressionaugmentent les chances et l'exposition à la
rage 2,3.



Une
recherche a démontrée que l'espèce humaine eut une expérience avec la
rage depuis les étapes initiales de l'évolution sexuelle. Le stimuli de
laréponse combat-fuite le montre 4. Les hommes et les femmes font
expérience d'une puissante poussée d'hormones lors d'une confrontation
face à une situation menaçante3 ce qui résulte soit à une violence
physique, soit à une fuite de la menace. Les actuelles menaces ont
évoluées depuis les origines de la race humaines mais la réponse
combat-fuite reste la même. La rage est également un état d'esprit
durant lequel de très grandes charges d'adrénaline sont libérées et le
corps, comme précédemment expliqué, retourne à un instinct primaire.
Dans cet état d'esprit, une seule pensée à la fois est transmise et est
ainsi incapable d'accomplir plus, ce qui fait que dans cet état
d'esprit, l'émotion motive beaucoup plus que la pensée personnelle.



 



La
rage peut parfois conduire à un état d'esprit durant lequel l'individu
expérimente ses propres croyances, et est souvent capable d'accomplir
certaines choses qui, normalement, semblent physiquement impossibles.
Durant ces expériences, la rage décharge une très forte dose
d'adrénaline dans tout le corps. Cela augmente la force physique et
l'endurance de l'individu. Les sens deviennent extrêmement plus
développés à cause de fortes quantités d'adrénaline dans le corps, et,
contrairement à la fin, réduit également la sensation de douleur. Les
gens atteints de rage peuvent également faire l'expérience d'une sorte
d'émotion lente. Un individu atteint de rage peut également percevoir la
vision du tunnel, une petite surdité, une hausse des palpitations du
cœur et une hyperventilation. Il se concentre seulement sur la source de
sa colère.



 





D'après
les psychologues, la rage est un comportement que n'importe quel
individu peut exhiber sous toute forme. La rage est souvent utilisée
pour dénoter les agressions hostiles/affectives/réactives. Elle dénote
l'agression lorsque la colère est présente, motivée par les blessures
affligées aux autres, et est caractérisée par des pensées impulsives et
un manque de réflexion. Ce type comportemental dont personne ne
souhaiterait voir chez d'autres individus ne persiste souvent pas lors
de situations extrêmes. Certains psychologues, tels que Bushman et
Anderson, expliquent que la dichotomie hostile/prédateur, communément
employée comme terme dans la psychologie, ne définit pas pleinement la
rage, depuis qu'il est possible pour la colère de motiver l'agression,
provoquant un comportement rancunier, sans y inclure les pensées
impulsives qui sont une caractéristique de la rage.




Ils ciblent
notamment des individus ou des groupes tels que Seung-Hui Cho dans
la fusillade de l'université Virginia Tech ou Eric Harris et Dylan
Klebold lors de la fusillade du lycée Columbine, et autres attentats
suicide; tous ceux-là ont clairement expérimenté une intense colère et
de haine, mais dont la pensée (souvent durant plusieurs périodes
annuelles) et le manque d'impulsion comportementale sont aisément
observés (DiGiuseppe & Tafrate, 2006). La rage provient de la
colère, et ce, dans certains cas où la colère est présente, repoussant
les limites du possible de l'individu. Plusieurs effets en provenance de
la colère, et dont un individu l'exhibe, ont un lien très proche avec
son comportement habituel. La rage est considérée comme étant une
réaction d'urgence, durant laquelle nous, en tant qu'humain, sommes
exposés lors de grands bouleversements liés à la vie. La colère a
tendance à être exprimée lorsqu'une personne fait face à une menace
concernant leur fierté, leur position, leur statut ou leur dignité
(Anderson, 2001).




L'expression de
la rage peut être très intense, souvent distinguée par une très forte
défiguration et par la menace (ou l'exécution) des attaques physiques.
La rage est associée aux individus ayant des problèmes
psychopathologiques. Cela peut conduire à une très forte violence
physique, voire même la mort (Greene et al., 1994). L'estime de soi est
un autre facteur de la rage ; une évidence montre que certains individus
se sous-estimant compenseraient leurs blessures en infligeant des
blessures physiques aux autres (Walker & Bright, 2009). Certains
psychologues voient la rage comme étant une cause interne, incluant une
attaque envers soi plutôt qu'une attaque envers les autres. Ils pensent
que cela conduit la rage à être plus intense et plus longue. Ils pensent
également que la rage "auto-infligée" est une réponse narcissique à une
partie des blessures antérieures. La rage, sous ses airs de théorie,
est causée par une colère accumulée par des traumatismes du passé. Ces
pensées sont stockées au plus profond de notre mémoire (King, R. 2007).



Par tacx - 21/03/2011 à 21:30

trop tard je l'ai déjà fait sur une autre fiche , si tu veut on peut aller sur des sujets plus funs , du genre l'extrapolation cybernettique des nombre à influence cardinales en admentant que la friction des atome de la celulle de vg0220 avec des neutrons à sens thermique ,  pourrait  entrainer la surcharge atomique de la terre sachant que le formule d'intrapolation des végétaux peut faire subsister à elle seule cohabiter plusieurs millions de trous noirs et planètes tout en ne se faisant pas aspirer


Par tacx - 21/03/2011 à 21:31


La Chine (en sinogrammes traditionnels %u4E2D%u570B ; en sinogrammes simplifiés %u4E2D%u56FD ; en pinyin Zh%u014Dngguó) est un pays d'Asie de l'Est dont deux États prétendent actuellement détenir la souveraineté : la République populaire de Chine qui contrôle 99,6 % de son territoire et la République de Chine, qui contrôle essentiellement Taïwan. Elle s'étend des côtes de l'océan Pacifique au Pamir et aux Tian Shan et du désert de Gobi à l'Himalaya et aux confins de la péninsule indochinoise, couvrant 9 677 009 kilomètres carrés. Sa population de plus de 1 350 millions d'habitants (plus de 1 330 millions pour la RPC en 2010 (estimation), et plus de 20 millions pour la République de Chine1) est la première au monde et représente plus du cinquième de la population mondiale.


La Chine fut pendant des siècles la civilisation la plus avancée2, surpassant le reste du monde dans de nombreux domaines tels que lessciences, la médecine ou les arts2. Elle fut à l'origine de nombreuses inventions majeures : on peut par exemple citer la boussole3, l'imprimerie4 , le papier5, le billet de banque6, les pâtes alimentaires7ou la poudre à canon8. La civilisation chinoise a fortement imprégné toute l'Asie de l'Est, notamment aux niveaux religieux (confucianisme et taoïsme) et linguistique (les sinogrammes ont été utilisés dans toute la région et de nombreux mots chinois sont présents dans les langues qui y sont parlées).


La civilisation chinoise, qui perdure depuis près de cinq mille ans, est l'une des plus anciennes civilisations au monde, et est parfois citée comme la plus ancienne civilisation continue9. Elle trouve son origine dans la vallée du Huang He puis s'est étendue vers le sud (conquête des territoires au sud du Yangzi Jiang dès la dynastie Han), vers l'ouest (premières incursions en Asie centrale sous les Han, extension temporaire jusqu'à la mer Caspienne sous les Tang, conquête du Xinjiang et du Tibet sous les Qing10) et vers le nord (la dynastie Qing, d'originemandchoue apporta à la Chine la Mandchourie et la Mongolie). Au cours de son histoire la Chine a été à plusieurs reprises divisée puis réunifiée et elle a été par deux fois entièrement conquise par des étrangersN 1 (par les Mongols au xiiie siècle et par les Mandchous au xviie siècle), bien que ceux-ci aient fini par adopter les coutumes et le système administratif chinois pour gouverner l'empire. La dernière dynastie impériale, les Qing (la dynastie d'origine mandchoue qui régnait sur le pays depuis 1644), a connu une période de déclin durant la phase d’expansion coloniale des pays occidentaux, menant le pays de défaite en défaite à partir des guerres de l'opium. C’est seulement après la victoire contre l’armée japonaise en1945 que la Chine a pu se libérer des interventions étrangères.


Politiquement, les deux États qui prétendent détenir aujourd'hui la souveraineté sur la Chine sont :



  • Drapeau de la République populaire de Chine la République populaire de Chine, couramment appelée Chine, regroupe plus de 98 % de la population et 99,6 % de la superficie totale ; elle fut fondée par le leader communisteMao Zedong en 1949 à Pékin. Elle comprend la Chine continentale, Hong Kong et Macao. Aujourd’hui, son développement économique, engagé en 1978 par les réformes de Deng Xiaoping et ses successeurs, en fait un des principaux acteurs économiques et géopolitiques mondiaux ;

  • Drapeau de la République de Chine la République de Chine représente moins de 2 % de la population et 0,4 % de la superficie totales. Elle est couramment appelée Taiwan, dont le gouvernement longtemps mené par le leader nationaliste Tchang Kaï-chek est établi sur l’île de Taïwan depuis la victoire des communistes chinois. La « première » République de Chine avait été fondée en 1912 àNankin (qui reste toujours officiellement la capitale) par Sun Yat-sen sur les décombres de l’empire chinois de la dynastie Qing.



Par tacx - 21/03/2011 à 21:32


Le pays est avant tout caractérisé par la très longue histoire d’un peuple, de sa très riche culture, de sa langue et de son écriture si particulière, de sa pensée. La « réalité chinoise » échappe à de nombreux observateurs occidentaux, aujourd’hui comme à l’époque de sa découverte par les premiers missionnaires. Dans la seconde moitié du xxe siècle, les nombreuses querelles idéologiques autour du maoïsme et de la Révolution culturelle n’ont pas contribué à éclaircir les débats. Aujourd’hui la Chine est dans une période d’ouverture et de développement économique accéléré. Même si de nombreux problèmes restent à résoudre, il semble que les réformes en cours aient permis au peuple chinois de déployer son industrie et que sa puissance soit désormais comparable à celle des grands pays occidentaux. Elle est aujourd’hui souvent qualifiée d’« usine du monde » et des études ont montré que le panier d’un ménage français, dans sa partie non alimentaire, contenait pour moitié des produits fabriqués en Chine.


Géographiquement, la Chine a progressivement atteint depuis la dynastie fondatrice des Qin en 221 av. J.-C. les proportions d’un continent. Son histoire est rythmée par des mouvements d’unification suivis de désintégration, les longues périodes de stabilité correspondant aux grandes dynasties étant entrecoupées et reliées par des périodes de division et dechaos. C’est cependant la continuité de sa culture et sa relative unité politique qui font dire aujourd’hui que ce serait la plus vieille civilisation vivante du monde. Une de ses caractéristiques fondatrices est probablement le culte de la chose écrite, qu’on peut faire remonter aux pratiques oraculaires de la scapulomancie et au Livre des Mutations, et qui irrigue toute l’activité intellectuelle. Sur la pensée de Confucius (551 av. J.-C. - 479 av. J.-C.), Maître éducateur, et sur celle de ses disciples Mencius et Xunzi, le confucianisme a été fondé, puis utilisé comme doctrine d’État par la plupart des empereurs qui se sont succédé sur le trône. D’autres courants de pensée et d’autres personnages ont contribué à former la culture chinoise, ainsi Lao-tseu et le taoïsme, le bouddhisme, le néo-confucianisme et jusqu’au marxisme plus récemment. Les importants apports extérieurs du bouddhisme ou du marxismemontrent que, contrairement à une idée reçue, la Chine ne s’est isolée du reste du monde que pendant une courte partie de son histoire.


Étymologie[modifier]


Article détaillé : Noms donnés à la Chine.

Tout au long de leur histoire, les Chinois ont utilisé plusieurs noms pour désigner leur pays. Aujourd'hui, le plus usité d'entre eux est en sinogrammes traditionnels %u4E2D%u570B ; ensinogrammes simplifiés %u4E2D%u56FD ; en pinyin zh%u014Dngguó (prononcé /djongkwo/). On serait tenté de croire que « zh%u014Dngguó » signifie « pays du milieu » ou par abus de langage en France « empire du milieu ». Il en est tout autrement. L’explication suivante tente d’apporter des éléments de réponse aux origines et à la signification de « zh%u014Dngguó ».






%u4E2D%u56FD/%u4E2D%u570B



Lorsqu’ils envisagèrent l’établissement d’une république, Sun Yat-sen et ses compagnons ne voulurent pas reprendre le terme « zh%u014Dngguó », pourtant courant, car il était employé par les puissances impérialistes occidentales ; ils voulaient encore moins de « Shina » (%u652F%u90A3), terme réducteur utilisé par les Japonais durant les guerres sino-japonaises, imprégné de colonialisme, qu’on retrouve dans la transcription chinoise de Indochine (%u5370%u5EA6%u652F%u90A3). Ils choisirent de combiner les caractères « zh%u014Dng » (%u4E2D) et « huá » (%u83EF chin.trad. %u534E chin.simpl.). Le sinogramme« zh%u014Dng » viendrait de "zh%u014Dngyuán" (%u4E2D%u539F chin.trad. et chin.simpl.) qui signifie "les plaines du centre" en référence au berceau de la première civilisation chinoise situé quelque part entre le fleuve Jaune et le Yangtse. Quant au sinogramme huá, qui peut prendre aujourd’hui le sens de « en fleur », « magnifique » ou « illustre », est l'un des éléments de huáxià, terme qui désigne dans les écrits des Royaumes combattants les premiers Chinois, « les tribus de Huang di et de Yandi ». Qian Mu (%u9322%u7A46), historien, considère qu’il s’agit du nom de leur territoire, Hua étant une montagne du Henan, Xia l’ancien nom de la rivière Han (%u6F22%u6C34). D’autres historiens pensent que l’ethnie Xia, qui aurait donné son nom à lapremière dynastie de l’histoire chinoise, était qualifiée de hua, dont un des sens est « peint », du fait que ses membres se tatouaient. Le terme zh%u014Dnghuá fut mentionné pour la première fois en 1894 par Sun Yat-sen à Hawaii dans un discours. Il est aujourd'hui inclus dans les appellations de la République de Chine(Zh%u014Dnghuá Mínguó ; %u4E2D%u83EF%u6C11%u570B / %u4E2D%u534E%u6C11%u56FD) et de la République populaire de Chine (Zh%u014Dnghuá Rénmín Gònghéguó ; %u4E2D%u83EF%u4EBA%u6C11%u5171%u548C%u570B / %u4E2D%u534E%u4EBA%u6C11%u5171%u548C%u56FD).


Le mot « zh%u014Dngguó » (Chine), ayant à l’origine un nombre de sens restreints, a pris un sens plus large et désigne désormais l’ensemble du territoire chinois. Aujourd'hui, ce mot fait généralement référence à la Chine continentale (%u4E2D%u570B%u5927%u9678, zh%u014Dngguó dàlù en mandarin), ou aussi à la République populaire de Chine, Hong Kong et Macao inclus, plus rarement encore à l'ensemble formé par la RPC et la République de Chine (dont le territoire compte principalement l'île de Taïwan), ce qui correspond alors à la zone économique de la « Grande Chine » (%u5927%u4E2D%u83EF%u5730%u5340).


Histoire[modifier]


Articles détaillés : Histoire de la Chine, Histoire de la République populaire de Chine, Chronologie de la Chine et Organisation de l'empire chinois.

%u5408%u4E45%u5FC5%u5206,%u5206%u4E45%u5FC5%u5408 : « La Chine unie se divisera ; dispersée, se recomposera ». (Histoire des Trois Royaumes)


Dès le Néolithique existaient en Chine des sociétés organisées sédentaires qui pratiquaient l'agriculture et l'élevage. La culture du riz apparaît vers 5000 av. J.-C. Bien que des objets de bronze aient été trouvés sur le site de la culture de Majiayao (entre 2300 et 2700 av. J.-C.), il est généralement admis que l'âge du bronze en Chine a commencé aux alentours de 2100 av. J.-C., durant la dynastie des Xia11,12. Mais c'est sous la dynastie des Shang (de 1766 à 1122 av. J.-C.) que le travail du bronze atteint tout son développement.


La Chine est un foyer majeur de civilisation. Elle est devenue dès la fondation de l'empire par la dynastie des Qin une vaste zone relativement unifiée politiquement et linguistiquement, avec une culture avancée, devançant le reste du monde dans de nombreux domaines tels que les arts, la médecine et les techniques.


Changements dynastiques en Chine[modifier]


Article détaillé : Mandat du Ciel.





Temple du Ciel%uFF08%u5929%u58C7).



Durant deux millénaires, la Chine a subi l'influence alternée de forces centrifuges et centripètes. Lorsque le pouvoir central de la dynastie impériale se délitait et que la cour était la proie des factions rivales et des intrigues, que l'administration ne pouvait plus remédier aux famines et aux catastrophes naturelles et qu'elle ne parvenait plus à contenir la pression des « barbares » qui opéraient de vastes razzias dans les régions frontalières, des mouvements de révolte de paysans affamés déchiraient le pays, des sectes voyaient le jour, et les provinces lointaines se retrouvaient sous la coupe de chefs de guerre ne reconnaissant plus l'autorité de l'empereur. Enfin, ceux-ci se proclamaient eux-mêmes Fils du Ciel, divisant l'empire en royaumes rivaux se livrant à des guerres incessantes et montrant ainsi que l'empereur avait perdu le Mandat du Ciel (Tianming).


Quand un chef de guerre, parfois issu de la paysannerie comme Zhu Yuanzhang, le fondateur de la dynastie des Ming, se révélait plus habile que les autres et parvenait à reprendre le contrôle de l'intégralité du pays, on considérait qu'il avait reçu un nouveau Mandat du Ciel et qu'il était légitime qu'il fonde une nouvelle dynastie. En près de deux millénaires, plusieurs royaumes furent fondés sur le territoire chinois par des ethnies non-Han ou mixtes, tels que les Liao ou les Jurchen. Enfin, deux grandes dynasties ont régné sur l'ensemble de la Chine, bien qu'étant d'origine étrangère : celle des Yuan, mongole, et celle des Qing, mandchoue.


Principales dynasties[modifier]


Après les premières dynasties, telles que celles des Shang et des Zhou, qui n'occupent que la partie la plus centrale du pays, le grand unificateur de la Chine est l'empereur Qin Shi Huang, fondateur de la dynastie Qin (qui a donné son nom à la Chine) en -221 av. J.-C., ainsi que de la Grande Muraille de ChineN 2. L'armée enterrée qui garde encore aujourd'hui son mausolée à côté de Xi'an a été retrouvée en 1974.


Sous les Han (de -206 av. J.-C. à 220 ap. J.-C.), les Tang (de 618 à 907), puis les Song (de 960 à 1279), le pays connait de longues périodes de paix, pendant lesquelles la Chine peut être comptée au premier rang des nations les plus importantes du monde, par sa population, sensiblement égale à celle de l'Europe, mais aussi par ses innovations, sous les Tang et sous les Song en particulier.


Entre ces brillantes dynasties cependant, la Chine connait des périodes troublées, avec des périodes de guerres civiles pendant lesquelles elle perd son unité. C'est notamment le cas de la période séparant la chute des Han, en 220 ap. J.-C. avec l'apparition des Trois Royaumes, jusqu'en 581, date à laquelle la dynastie Sui réunifie la Chine, préparant ainsi l'avènement des Tang. De même, une période de troubles, les Cinq dynasties et les dix royaumes, sépare les Tang de la dynastie des Song, pendant laquelle s'épanouit la culture chinoise à son apogée.


Après le traumatisme de l'invasion mongole opérée par les héritiers de Genghis Khan, la dynastie Yuan, celle-ci prend le pouvoir dans le nord de la Chine à partir de 1234, et proclame sa souveraineté sur la Chine en 1271, en dépit de la résistance acharnée de la dynastie des Song dans le sud de la Chine jusqu'en 1279.


Une nouvelle dynastie d'ethnie Han reconquiert finalement le pouvoir en 1368 ; c'est la dynastie des Ming, qui s'efforcera de retrouver la gloire du passé, sans toujours en retrouver le dynamisme.


En 1644, une nouvelle dynastie « non-Han », mandchoue cette fois, s'empare du trône de Chine et fonde la dynastie des Qing, aboutissement de l'œuvre de Nurhachi, le véritable fondateur de cette lignée qui ne s'achevera qu'avec l'empereur Puyi, « le dernier empereur ».


Même pendant les périodes d'unité, la culture chinoise a toujours consisté en un tissu très composite, et la variété des cuisines, des dialectes, des habitudes et des modes de vie ne doit pas être éclipsée par l'étonnante unité culturelle, administrative et politique de ce pays à l'échelle d'un continent. Cette unité et continuité ne sont pas sans rapport avec l'emploi d'une écriture relativement détachée de la phonétique, qui permet de noter de la même façon des langues et des dialectes très différents.


Naissance de la Chine moderne[modifier]






Sun Yat-sen, le père de la Chine moderne



Articles détaillés : Histoire de la République de Chine et Histoire de la République populaire de Chine.

Lors de la Révolution industrielle inaugurée en Angleterre, la Chine des Qing se ferma aux influences étrangères : cela contribua sans doute, dans un contexte d'internationalisation des échanges et de colonialisme, à son déclin économique et technique. Suite aux guerres de l'opium, les Traités inégauxforcèrent l'empire Qing à diviser son territoire en zones d'influence attribuées aux Huit armées étrangères alliées, ouvertes sans conditions au commerce étranger : l'Allemagne, par exemple, dominait le Shandong, la France le Yunnan. L'économie du pays, axée sur le commerce de l'opium, fut ruinée, son autonomie politique abolie de facto.


En 1851 commença la révolte des Taiping, alimentée par les croyances des sociétés secrètes de Chine méridionale, et prônant un mouvement de réformes radicales. Mal organisée, l'armée des Taiping fut défaite en 1864, avec l'appui des troupes franco-britanniques.


Lors de la première guerre sino-japonaise (1894-1895), le Japon vainquit les troupes impériales, et obtint l'île de Taïwan et les îles Penghu a travers letraité de Shimonoseki. En 1898, le Royaume-Uni obtint une concession de 99 ans sur les Nouveaux Territoires (y compris New Kowloon et Lantau). Le Royaume-Uni, la Russie, le Japon, la France, l'Allemagne et la Belgique tirèrent parti de l'état de déréliction croissante du pays pour élargir chacun sa sphère d'influence.


Sous la pression d’intellectuels et hommes politiques progressistes, le choix d'un régime républicain est décidé en 1911 et la République est proclamée en 1912 par Sun Yat-sen ; le dernier empereur, Puyi, abdique. Yuan Shikai, devenu président, proclame le rétablissement de la monarchie en 1915. Sa mort, en 1916, contribue au chaos économique et politique du pays : la conférence de Paris, en 1919, attribue le Shandong, revendiqué par l’Allemagne récemment défaite, au Japon. Le mouvement du 4 mai 1919 éclate en signe de protestation.


En 1921, le Parti communiste chinois est créé à Shanghai. Entre-temps, Sun Yat-sen a multiplié les contacts et demandes d’assistance auprès de la jeune Union soviétique. En 1923, il fonde à Canton l’académie militaire de Huangpu, destinée à former une armée chinoise moderne : Tchang Kaï-chek en prend la direction. À la mort de Sun Yat-sen en 1925, Tchang Kaï-chek mène avec succès l’Expédition du Nord, reprenant aux seigneurs de guerre la moitié nord du pays. En avril 1927, il proclame l’établissement de la capitale à Nankin, instaurant la période dite de la décennie de Nankin. La capitale communiste, Wuhan, est reprise en 1928 par l'Armée nationale révolutionnaire du Kuomintang : le parti nationaliste a le contrôle nominal de l’ensemble du pays et obtient une reconnaissance internationale.






Mao Zedong prononçant un discours en 1939



Fin 1931, Mao Zedong proclame la République soviétique chinoise. Fin 1934, chassé par l'armée de Tchang Kaï-chek, il entame la Longue Marche (12 500 kilomètres), fuyant vers le Nord avec 100 000 hommes, dont 86 000 soldats de l'armée rouge. Fin 1935, il se fixe avec les quelques dizaines de milliers de survivants à Yan'an. En 1932, le royaume fantoche de Mandchoukouo dont Pu Yi était le souverain nominal avait été établi par les Japonais en Mandchourie, réduisant considérablement le support industriel du Kuomintang. À l'été 1937, l'invasion massive de la partie orientale de la Chine par le Japon déclencha la deuxième guerre sino-japonaise. Menacé par l’occupation japonaise et les mutineries de ses troupes, le parti nationaliste s’allia aux communistes contre l'envahisseur. Exacerbée par le massacre de Nankin en décembre 1937 et les multiples exactions contre les civils, la lutte antijaponaise fortifia cette alliance jusqu’en 1940, où des conflits entre communistes et nationalistes reprirent épisodiquement.


Pendant la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis accordèrent une aide financière massive au Kuomintang dans le cadre de l’effort de guerre antijaponais ; les traités inégaux furent abolis par les Américains et les Britanniques en 1943. En février 1945, la conférence de Yalta autorisa l’Union soviétique, avec l’accord tacite du Parti communiste chinois, à chasser l’armée japonaise de Mandchourie.


En 1947, l’aide américaine, s’avérant inefficace, prit fin. En 1948, les troupes du Kuomintang étaient démoralisées, épuisées par la guerre antijaponaise et la corruption du parti nationaliste. Dès la République soviétique chinoise du Jiangxi et surtout après son installation à Yan’an, Mao Zedong avait rompu avec les principes marxistes-léninistes traditionnels, fondés sur les révolutions urbaines à base ouvrière. Dans les territoires qu'il occupait, il poussait une réforme agraire, menant une guérilla paysanne et ralliant les masses rurales. En janvier 1949, son mouvement avait rallié la majorité du pays et Pékin fut prise sans combat par l’Armée populaire de libération ; elle redevint capitale de la Chine sous l'appellation internationale de Beijing. Entre avril et novembre, la plupart des autres villes tombèrent sans grande résistance aux mains des communistes.


Le 1er octobre 1949, Mao Zedong proclamait la République populaire de Chine à Pékin. En décembre, Tchang Kaï-chek proclamait Taipeicapitale provisoire de la République de Chine.


La modernisation voulue de l'économie chinoise se réalisa avec la politique économique du Grand Bond en avant, politique irrationnelle menée à la fin des années 50 et qui entraina unefamine sans précédent, responsable de 15 à 30 millions de morts.


Mais la modernisation de la Chine, et la reconquête de son rang dans le monde, étaient loin d'être achevées. Une nouvelle révolution, économique celle-là, s'est en effet dessinée en décembre 1978, lors de la troisième session plénière du 11e comité central du parti, sous l'impulsion de Deng Xiaoping, avec le nouveau concept d'« économie socialiste de marché »13.






Deng Xiaoping (avec le président américain Jimmy Carter)



Après 20 années de réformes et d'âpres négociations, les efforts entrepris ont été couronnés par l'adhésion de la Chine (et de Taïwan à cette même date) à l'Organisation mondiale du commerce (l'OMC), à compter du 1er janvier 2002, lui donnant les outils nécessaires à la croissance économique spectaculaire qu'on lui connait aujourd'hui. Le bénéfice de cette croissance est certes indiscutable pour la Chine, mais ne s'ensuit pas d'évolution sociale pour les catégories ouvrières, ce qui n'est pas sans rappeler les effets négatifs de la révolution industrielle dans l'Europe du XIXe siècle. Aujourd'hui, chaque Chinois de plus de 18 ans est appelé à voter, ce qui traduit une évolution certaine des droits de l'homme14. Toutefois, l'appellation "République populaire de Chine" ne doit pas abuser : l'ouvrier américain est bien mieux protégé que son collègue chinois. Toutefois, s'ils ne sont pas légions, les progrès sont indubitables.


Territoire chinois[modifier]


Pour les régions administratives de la République populaire de Chine, voir l'article Provinces de Chine

Aperçu historique[modifier]


Les dynasties Shang et particulièrement Zhou, premières entités géopolitiques à l'origine du futur empire chinois fondé par Qin Shi Huangdi, étaient situées dans la région du fleuve Jaune. Depuis, le territoire s'est étendu dans toutes les directions, avec des périodes de rétrécissement ou de divisions, atteignant son apogée durant la dynastie Han, puis la dynastie Tang — qui œuvra grandement pour l'expansion vers l'ouest de la Chine, avec le développement de la route de la soie — et avec la dynastie Qing. La Chine des Qing incluait des territoires situés actuellement en Extrême-Orient russe, en Asie centrale et en Mongolie.


En -822, le traité de paix sino-tibétain fut signé entre l’empereur du Tibet, Tri Ralpachen et l’empereur chinois Muzong (820-824) de la dynastie Tang. Le traité permit de stabiliser les relations politiques, militaires et commerciales entre le Tibet et la Chine. Ainsi le traité délimita la frontière entre les deux empires15.


L'empereur de Chine se considérait en général comme le suzerain des régions environnantes. Beaucoup d'ethnies dites « barbares » étaient soumises au tribut. Les ambassades et cadeaux envoyés par les souverains étrangers étaient parfois également interprétés comme des signes d'allégeance.


L'importance territoriale de la Grande Muraille de Chine a été réduite avec l'accession au pouvoir de la dynastie Qing, qui inclut la Mandchourie, située au nord de la muraille, dans son territoire.


En 1683, avec la reddition du bref Royaume de Tungning établi par Koxinga à Taïwan où l'implantation Han venait de débuter, l'île devint une partie de l'empire Qing, l'archipel des Pescadores inclus. Siège d'une, puis deux préfectures provinciales, Taïwan fut cédé au Japon après la première guerre sino-japonaise en 1895. En 1945, à la fin de la seconde guerre sino-japonaise, le Japon abandonna ses prétentions sur l'île par le traité de Paix de San Francisco, et la République de Chine en prit le contrôle, avant de s'y réfugier en 1949 après la prise du pouvoir par le Parti communiste chinois. Depuis, la souveraineté du territoire est l'objet d'un conflit non résolu entre la République populaire de Chine et la République de Chine (Taïwan), la première considérant Taïwan comme une province à statut spécial dirigée par un pseudo "gouvernement" (les guillemets sont de rigueur dans la presse officielle), et la seconde continuant de s'affirmer gouvernement légitime de l'ensemble de la Chine. La montée du mouvement indépendantiste taïwanais, qui ne conteste pas seulement l'autorité de la République populaire de Chine, mais le principe même du rattachement de Taïwan à la Chine, rend le problème encore plus complexe.


Divisions politiques historiques[modifier]


Le découpage administratif de la Chine a varié au gré des changements d'administrations. Le premier niveau de division était les provinces, puis les préfectures, sous-préfectures, départements, commanderies, districts et enfin cantons. Les divisions les plus récentes ont ajouté le statut de ville-préfecture, ville-canton, villes et zones urbaines.


Historiquement, la plupart des dynasties chinoises ont pris leur essor dans le cœur de la Chine, à partir d'un des deux fleuves principaux, le fleuve Jaune et le Yangzi Jiang. Plusieurs dynasties ont eu des volontés expansionnistes, s'engageant dans des régions telles que la Mongolie intérieure, la Mandchourie, le Xinjiang, et le Tibet. La dynastie mandchoue des Qinget ses successeurs, la République de Chine et la République populaire de Chine, ont cimenté les incorporations de ces territoires. Ces territoires étaient délimités par des limes plutôt que des frontières rigides, bien connues alors dans les pays industrialisés. Ce problème de délimitation a donné lieu à une série de critiques sur l'intégration de certains territoires en RPC, notamment celle du Tibet et du Xinjiang (%u65B0%u7586, pinyin X%u012Bnji%u0101ng, qui signifie « nouvelle frontière » ou « nouveau territoire » en chinois ).


Géographie et climat[modifier]


Articles détaillés : Géographie de la Chine et Villes de Chine.





Carte générale de la République populaire de Chine



La Chine comprend une immense variété de paysages, avec des plateaux et des montagnes à l'ouest, et des plaines à l'est. Ainsi, les fleuves principaux coulent d'ouest en est, dont le Yangzi Jiang (ou Chang Jiang, « long fleuve »), le fleuve Jaune (centre-est), l'Amour (nord-est) ; certains coulent vers le sud (rivière des Perles, Mékong, Brahmapoutre...). La plupart de ces fleuves se jettent dans la mer de Chine méridionale ou la mer de Chine orientale.


La plupart des terres arables chinoises se situent autour des deux fleuves principaux, le Yangzi Jiang et le fleuve Jaune, qui sont aussi les foyers principaux des anciennes civilisations chinoises.


À l'est, sur le littoral de la mer Jaune et de la mer de Chine orientale, se trouvent de vastes plaines alluviales toujours densément peuplées ; le littoral de la mer de Chine méridionale est plus montagneux.


À l'ouest se trouvent de grandes plaines alluviales, avec de grands plateaux calcaires dans la région tibétaine, où se dresse le mont Everest. Au nord-ouest s'étendent les déserts du Takla-Makan et du Gobi, qui ont gagné en superficie, sans doute en raison de la sécheresse et de l'influence de l'agriculture.






Répartition des précipitations en Chine



Pendant de nombreuses dynasties, la frontière sud-ouest de la Chine a été délimitée par les hautes montagnes et les profondes vallées du Yunnan, qui séparent la Chine moderne du Myanmar (ex-Birmanie), du Laos et du Viêt Nam.


La Chine comporte de nombreux climats : au nord, un climat sec avec de sévères hivers ; au centre, un climat plus tempéré ; au sud, un climat sub-tropical.


Les formations paléozoïques de Chine sont pour la plupart marines ; les dépôts du mésozoïque et du tertiaire proviennent d'estuaires et d'eaux douces, ou de terres. Des groupes volcaniques composent certaines parties des grandes plaines du Nord. Dans les péninsules du Liaodong et du Shandong se trouvent des plateaux basaltiques.


Les conséquences de l'industrialisation et de la déforestation sont considérées être à l'origine des tempêtes de sable en provenance du désert de Gobi qui frappent la capitale, et de l'augmentation des violents typhons qui frappent le sud du pays. Le pays a ainsi perdu 1,6 milliard de tonnes de sol en 2004; 800 300 hectares de terre arable ont disparu, dont 145 000 hectares à cause de la construction immobilière et 63 700 à la suite de désastres naturels. De 1997 à 2004, la surface des sols arables a décru de 5,7 %, soit une perte nette de 7,46 millions d'hectares sur cette période.


Économie[modifier]


Articles détaillés : Économie de la République populaire de Chine et Économie de Taïwan.

Article connexe : Perspectives de la Chine comme superpuissance potentielle.

Aperçu historique[modifier]





Par tacx - 21/03/2011 à 21:34


Le Japon, en japonais Nippon ou Nihon (%u65E5%u672C?), est un pays insulaire de l’Asie de l’Est. Situé dans l’océan Pacifique, il se trouve dans la mer du Japon, à l’est de la Chine, de la Corée et de la Russie, et au nord de Taïwan. Étymologiquement, les kanjis (ou idéogrammes) qui composent le nom du Japon signifient « lieu d’origine du soleil » ; c’est ainsi que le Japon est parfois désigné comme le « pays du Soleil levant ».


Le Japon forme, depuis 1945, un archipel de 6 852 îles7, dont les quatre plus grandes sont Honsh%u016B, Hokkaid%u014D, Ky%u016Bsh%u016B et Shikoku, représentant à elles seules 97 % de la superficie du pays. L’archipel s’étend sur plus de trois mille kilomètres. La plupart des îles sont montagneuses, parfois volcaniques ; par exemple, le plus haut sommet du Japon, le mont Fuji (3 776 m), est un volcan (inactif depuis1707). Le Japon est le dixième pays le plus peuplé du monde, avec environ 127 millions d’habitants pour 377 835 km2 (337 hab./km2), dont l’essentiel est concentré sur les étroites plaines littorales. Le Grand T%u014Dky%u014D, qui comprend la capitale T%u014Dky%u014D et plusieurs préfectures environnantes, est la plus grande région métropolitaine du monde, avec plus de 30 millions d’habitants.


Les recherches archéologiques démontrent que le Japon était peuplé dès la période du Paléolithique supérieur. Les premières mentions écrites du Japon sont de brèves apparitions dans des textes de l’histoire chinoise du ier siècle. L’histoire du Japon est caractérisée par des périodes de grande influence dans le monde extérieur suivies par de longues périodes d’isolement. Depuis l’adoption de saconstitution en 1947, le Japon a maintenu une monarchie constitutionnelle avec un empereur et un parlement élu, la Diète.


Le Japon est la troisième plus grande puissance économique du monde par PIB nominal et la troisième par PIB à parité de pouvoir d’achat. Il est aussi le quatrième plus gros exportateur et le sixième plus gros importateur. C’est un pays développé, avec un niveau de vie très élevé (dixième plus haut IDH) et la plus longue espérance de vie au monde (selon les estimations de l’ONU)8. Mais ce tableau idyllique ne doit pas masquer d’importants problèmes qui pèsent sur l’avenir du pays : le Japon souffre d’un des taux de natalité les plus bas du monde, très en deçà du seuil de renouvellement des générations9. Le pays est actuellement en déclin démographique10. Parallèlement c’est également le pays pour lequel le poids de la dette publique est le plus important au monde11, cette dernière s’élevait en 2009 à 217,7 % du PIB12.







Sommaire


 [masquer]


  • 1 Étymologie

  • 2 Histoire

  • 3 Politique

    • 3.1 Relations étrangères et armement



  • 4 Géographie

    • 4.1 Subdivisions administratives

    • 4.2 Relief

    • 4.3 Volcanisme et séismes

    • 4.4 Climat

    • 4.5 Environnement



  • 5 Démographie

  • 6 Économie

  • 7 Infrastructures

  • 8 Tourisme

  • 9 Science et techniques

  • 10 Éducation et santé

  • 11 Culture

    • 11.1 Langues

    • 11.2 Religions

    • 11.3 Arts et littérature

    • 11.4 Jours fériés

    • 11.5 Symboles nationaux



  • 12 Sport

  • 13 Codes

  • 14 Notes et références

  • 15 Voir aussi

    • 15.1 Liens externes

    • 15.2 Bibliographie








Étymologie


Article détaillé : Noms du Japon.

En japonais, « Japon » (%u65E5%u672C) se dit Nihon ou Nippon, et éventuellement dans les documents administratifs Nipponkoku (%u65E5%u672C%u56FD?)prononcé plus rarement Nihonkoku, soit Nation japonaise. La forme abrégée Ni- (%u65E5?)13, toujours en préfixe, sert parfois dans un but qualificatif : ainsi trouve-t-on Nitch%u016B (%u65E5%u4E2D?) pour l’adjectif « nippo-chinois » ou « sino-japonais », Nissh%u014Dki (%u65E5%u7AE0%u65D7?) pour le drapeau national, Nikkei (%u65E5%u7CFB?) pour tout ce qui a des origines japonaises.


Le nom %u65E5%u672C veut dire « origine du soleil ». En effet, %u65E5 signifie soleil (ou jour) et %u672C signifie origine (ou racine). On peut donc donner comme signification à ce nom « le pays du soleil levant ». C’est lors des premiers échanges commerciaux avec la Chine (traditionnellement par le biais d’une lettre du prince régent Sh%u014Dtoku) que cette appellation, logique du point de vue du voisin occidental chinois, fut introduite, alors que les Japonais de l’époque désignaient leur pays sous le nom de Yamato (%u5927%u548C?un ateji désignant à l’origine une région géographique de Nara). D’abord prononcé Hi-no-moto, il lui fut préféré, à partir de l’époque de Nara (viiie siècle) les prononciations Nihon ou Nippon, appellations encore en usage de nos jours.


Le nom japonais Nippon est utilisé sur les timbres, les billets de banque, et pour les événements sportifs internationaux, alors que Nihon est utilisé plus fréquemment dans la vie quotidienne. Nippon peut faire aussi référence à l’empire du Japon et donc à l’idéologie nationaliste de l’ère Sh%u014Dwa. Il se retrouve dans le gentilé, Nihon-jin (%u65E5%u672C%u4EBA?littéralement « personne du Japon »), et le nom de la langue, Nihon-go (%u65E5%u672C%u8A9E?). Outre Nihon-jin, employé tout particulièrement pour désigner des citoyens japonais situés au Japon, sont également utilisés les termes de H%u014Djin (%u90A6%u4EBA?littéralement « personne du pays ») pour les citoyens japonais présents à l’étranger (désigne tant les touristes, les hommes d’affaires ou étudiants ayant quitté l’archipel pour des durées plus ou moins longues, expression notamment fréquente dans les médias lorsqu’elles parlent d’une catastrophe ayant fait des victimes japonaises). Nikkeijin (%u65E5%u7CFB%u4EBA?littéralement « personne de lignée japonaise »), ou Nikkei (%u65E5%u7CFB?littéralement « de lignée japonaise »), est le mot générique pour les immigrants japonais et leurs descendants dans le monde (dont la principale communauté reste les Nippo-Américains), de toute génération, y compris ceux venus ou revenus vivre ou travailler au Japon mais n’en ayant pas la citoyenneté14.


Yamato (%u5927%u548C?) est désormais le nom que l’on donne à la période historique allant de 250 à 710. C’est en fait le nom de la première structure impériale connue qui exerçait son pouvoir autour de Nara (%u5948%u826F?) aux environs du ve siècle. Aujourd’hui, on trouve toujours le mot Yamato dans des expressions telles que Yamato-damashii (%u5927%u548C%u9B42?« l’esprit japonais »).


Le terme Japon viendrait très certainement de la prononciation chinoise de %u65E5%u672C (rìb%u0115n [%u0290%u0329%u02E5%u02E9.p%u0259n%u02E8%u02E9%u02E6] en mandarin d’aujourd’hui)15. Marco Polo utilisait le terme de Cipangu, dérivé du chinois Zipang utilisé par les chinois pour désigner le Japon à cette époque16.


Histoire






Jimmu, fondateur légendaire du Japon (par Tsukioka Yoshitoshi).







L’empereur Meiji (1909).



Article détaillé : Histoire du Japon.

Le Japon est peuplé depuis le paléolithique. La présence humaine est attestée sur plusieurs niveaux de fouille depuis plus de 12 000 ans par le peuple indigène paléo-sibérien Aïnous, premiers habitants du Japon. À la faveur du réchauffement climatique suivant la glaciation de Würm, les Aïnous sont restés isolés de l’Eurasie et ont développé une forme de culture basée sur la chasse, la cueillette et la pêche qui a perduré jusqu’au début du xxe siècle.


Les premières vagues migratoires de l’ère moderne auraient débuté à partir du viie siècle avant notre ère. La légende rapporte que le Japon fut fondé au viie siècle av. J.-C. par l’empereur Jimmu. Le système d’écriture chinois, ainsi que le bouddhisme furent introduits durant les ve et vie siècles par les moines bouddhistes chinois et coréens, amorçant une longue période d’influence culturelle chinoise. Les empereurs étaient les dirigeantssymboliques, alors que le véritable pouvoir était le plus souvent tenu par les puissants nobles de la Cour, des régents du clan Fujiwara (du viiie siècleau milieu du xie siècle) aux shoguns (général en chef des armées, à partir de 1192). L’apogée de l’autorité impériale se situe au début de l’époque de Nara (première partie du viiie siècle) et à la fin de celle de Heian par le biais du système des empereurs retirés (d’environ 1053 jusqu’à 1085-1092).


À partir du xvie siècle, des commerçants venus tout d’abord du Portugal (1543), puis des Pays-Bas et d’Angleterre débarquèrent au Japon avec desmissionnaires chrétiens. Pendant la première partie du xviie siècle, le bakufu (shogunat) Tokugawa craignit que ces missionnaires portugais fussent la source de périls analogues à ceux que subirent ses voisins (telles les prémices d’une conquête militaire par les puissances européennes ou un anéantissement total17) et la religion chrétienne fut formellement interdite en 1635 sous peine de mort accompagnée de torture. Puis, en 1639, le Japon cessa toute relation avec l’étranger, à l’exception de certains contacts restreints avec des marchands chinois et néerlandais à Nagasaki, précisément sur l’île de Dejima.


Cet isolement volontaire de deux siècles dura jusqu’à ce que les États-Unis, avec le commodore Matthew Perry, forcent le Japon à s’ouvrir à l’Occident par la politique de la canonnière en signant la convention de Kanagawa en 1854 après le pilonnage des ports japonais.


En seulement quelques années, les contacts intensifs avec l’Occident transformèrent profondément la société japonaise. Le shogun fut forcé de démissionner et l’empereur fut réinvesti du pouvoir.


La restauration Meiji de 1868 mit en œuvre de nombreuses réformes. Le système de type féodal et l’ordre des samouraïs furent officiellement abolis et de nombreuses institutions occidentales furent adoptées (les préfectures furent mises en place). De nouveaux systèmes juridiques et de gouvernement ainsi que d’importantes réformes économiques, sociales et militaires transformèrent le Japon en une puissance régionale. Ces mutations donnèrent naissance à une forte ambition qui se transforma en guerre contre la Chine (1895) et contre la Russie (1905), dans laquelle le Japon gagna la Corée, Taïwan et d’autres territoires.


L’expansionnisme militaire du Japon avait débuté dès le début du xxe siècle avec l’annexion de la Corée en 1910. Il prit de l’ampleur au cours de l’ère Sh%u014Dwa avec l’invasion de la Mandchourie en 1931 puis des provinces du nord de la Chine. En 1937, l’empire se lança dans une invasion de la Chinequi débuta avec le bombardement stratégique de Shanghai et de Canton, ce qui entraîna une résolution de blâme de la Société des Nations à l’encontre du Japon mais surtout un écrasement des forces du Guomindang. Plus de deux cent mille civils chinois furent exterminés lors dumassacre de Nankin (Nanjing) par l’armée impériale japonaise.


L’attaque sur Pearl Harbor dans l’archipel d’Hawaii en 1941, visant à détruire une partie de la flotte de guerre américaine, engagea l’empire dans laSeconde Guerre mondiale au côté de l’Axe. Le Japon agrandit dès lors encore son emprise jusqu’à occuper la Birmanie, la Thaïlande, Hong Kong, Singapour, l’Indonésie, la Nouvelle-Guinée, l’Indochine française et l’essentiel des îles du Pacifique. Ce gigantesque empire militaire, appelé officiellement Sphère de coprospérité de la grande Asie orientale, était destiné à servir de réservoir de matières premières. L’occupation de ces territoires fut marquée par d’innombrables exactions à l’encontre des populations d’Extrême-Orient, crimes pour lesquels les pays voisins du Japon demandent toujours des excuses ou des réparations aujourd’hui.


L’empereur Sh%u014Dwa procéda finalement à la reddition de l’empire du Japon le 14 août 1945 après les bombardements atomiques de Hiroshima et Nagasaki et l’invasion soviétique duManzhouguo. Le traité de paix avec la Russie est toujours en négociation, en règlement du problème des îles Kouriles du Sud, occupées par cette dernière depuis la fin du conflit.


Le Japon, dont plusieurs des villes majeures ont été dévastées par les bombardements, est occupé par les troupes du Commandant suprême des forces alliées, MacArthur. Celui-ci met en place le tribunal de T%u014Dky%u014D pour juger quelques-uns des dirigeants politiques et militaires de l’empire mais exonère tous les membres de la famille impériale ainsi que les membres desunités de recherche bactériologiques.


Confiné à l’archipel, le pays demeura sous la tutelle des États-Unis jusqu’en 1951 (traité de San Francisco). Ceux-ci imposèrent une nouvelle constitution, plus démocratique, et fournirent une aide financière qui encouragea le renouveau du Japon. L’économie se rétablit ainsi rapidement et permit le retour de la prospérité dans l’archipel dont les Jeux olympiques de T%u014Dky%u014D et le lancement du Shinkansen en 1964 furent les symboles.


Des années 1950 jusqu’aux années 1980, le Japon connaît un apogée culturel et économique et une formidable croissance. Toutefois, ce « miracle économique » prend fin au début desannées 1990, date à laquelle la bulle spéculative japonaise éclate, marquant le début de la « décennie perdue ». Ces années sont aussi marquées par une certaine instabilité politique (avec la première chute d’un gouvernement par une motion de censure en 1993) et plusieurs catastrophes d’origines humaine (Attentat au gaz sarin dans le métro de T%u014Dky%u014D en 1995) ou naturelle (tremblement de terre de K%u014Dbe, également en 1995).


Actuellement, bien que sa part soit relativement faible dans les finances de l’État, le Japon occupe, en matière de budget militaire, la cinquième place dans le monde en chiffres absolus, mais l’importance de ce budget ne fait pas pour autant du Japon une grande puissance militaire. La constitution japonaise interdit en effet le maintien d’une armée, le droit de belligérance et le lancement de toute opération militaire en dehors de ses frontières autre que dans le cadre de l’autodéfense. La « force d’autodéfense » japonaise est un corps militaire professionnel disposant de moyens techniques avancés.


Avec la guerre en Irak en 2003, la Constitution a été aménagée pour pouvoir déployer des troupes hors de son territoire dans le cadre d’opérations à caractère strictement non militaire (reconstruction, aide humanitaire…). De la sorte, le Japon espère acquérir un rôle diplomatique plus en rapport avec sa puissance économique.


Le 11 mars 2011, un grave séisme de magnitude 9,0, suivi d'un tsunami, frappe l'est du T%u014Dhoku autour de Sendai, provoquant la mort de plusieurs milliers de personnes, de très graves dégâts dans toute la partie nord-est de Honsh%u016B et l'accident nucléaire de Fukushima.


Politique


Article détaillé : Politique du Japon.





Palais de la Diète, le Parlement japonais.



Le Japon est une monarchie constitutionnelle. Régie par la Constitution de 1947, où l’empereur (%u5929%u7687Tenn%u014D?) n’occupe plus qu’une place honorifique, tandis que l’essentiel du pouvoir politique est détenu par un parlement bicaméral, la Diète (%u56FD%u4F1AKokkai?). Le pouvoir exécutifappartient au cabinet (%u5185%u95A3Naikaku?), responsable devant la Diète, dirigé par le Premier ministre (%u7DCF%u7406%u5927%u81E3S%u014Dri daijin?) et composé deministres d’État (%u56FD%u52D9%u5927%u81E3Kokumu daijin?) devant tous être des civils. Le Premier ministre est choisi au sein de la Diète par ses pairs avant d’être nommé par l’empereur. Il a le pouvoir de nommer et de démettre les autres ministres, dont une majorité doit être membre du Parlement. La constitution attribue la souveraineté, qui revenait auparavant à l’empereur, au peuple japonais.


La branche législative, et donc la Diète, se compose tout d’abord d’une chambre basse, la Chambre des représentants (%u8846%u8B70%u9662Sh%u016Bgi-in?) de480 sièges, dont 300 membres sont élus par le mode uninominal à un tour et 180 par la proportionnelle régionale. Les représentants sont élus pour quatre ans au suffrage universel (il faut avoir vingt ans pour voter). La chambre haute, appelée Chambre des conseillers (%u53C2%u8B70%u9662Sangi-in?), de 242 membres, est composée de personnes élues pour une durée de six ans, renouvelée par moitié tous les trois ans. Le suffrage est universel et secret. Le mode de scrutin est également mixte : 146 conseillers sont élus par un scrutin majoritaire plurinominal dans le cadre des préfectures, et 96 conseillers à la proportionnelle nationale.


La vie politique a longtemps été dominée après la fin de l’occupation américaine par le Parti libéral démocrate (PLD), qui a fourni l’ensemble des Premiers ministres au pays de 1955 à 1993 et de 1996 à 2009. Celui-ci, de tendance conservatrice libérale, gouverne seul ou en coalition, notamment avec le K%u014Dmeit%u014D, parti sous influence de la S%u014Dka Gakkai, dont les députés sont majoritairement issus, entre 1998 et 2009. Le principal parti d’opposition a longtemps été le Parti socialiste japonais (PSJ) jusqu’à ce que celui-ci souffre de la perte de son électorat traditionnel suite à son alliance de 1994 à 1996avec le PLD dans une grande coalition gouvernementale et sa transformation en 1996 en Parti social-démocrate (PSD). Depuis les années 1990, l’opposition non communiste a été animée par le Parti démocrate du Japon (PDJ), fondé en 1996 et réformé en 1998, composé d’anciens dissidents tant de l’ancien PSJ que du PLD et se positionnant au centre voire aucentre-gauche de l’échiquier politique japonais avec une idéologie proche de la Troisième voie sociale-libérale. Il est finalement arrivé au pouvoir à l’issue des élections législatives du30 août 2009 et son président, Yukio Hatoyama, est devenu le 60e Premier ministre du Japon le 16 septembre 2009. Naoto Kan lui succède le 4 juin 2010. Il dirige un gouvernement de coalition bipartite avec le Nouveau parti du peuple (NPP, centre-droit).


Plusieurs centaines de milliers de Coréens ont le statut de résidents permanents au Japon depuis plusieurs générations et parmi eux, un grand nombre refuse de prendre la nationalitéjaponaise pour ne pas devoir renoncer à leur nationalité coréenne ; ils sont donc toujours considérés comme des étrangers sur le plan légal, même si beaucoup d’entre eux utilisent couramment un nom japonais ou ne savent pas parler coréen. Ils bénéficient cependant du statut de « résidents permanents spéciaux » qui leur donne certains avantages par rapport aux autres résidents permanents.


Ils ne peuvent malgré tout pas voter aux élections japonaises et accéder à certains postes élevés de la fonction publique sans se faire naturaliser. Il y a cependant un débat sur la possibilité de donner le droit de vote aux élections locales aux résidents permanents, comme c’est le cas depuis 2005 dans certaines régions de Corée du Sud. Il s’agissait de l’une des principales promesses de campagne du PDJ, désormais au pouvoir.


Le Japon pratique la peine de mort. C’est un usage qui a tendance à croître entre 2006 et 2009 (les exécutions ont doublé en un an et les condamnations ont été multipliées par 6 en quatre ans). Toutefois, la première ministre de la Justice de l’administration démocrate au pouvoir depuis 2009, Keiko Chiba, de même que l’actuel titulaire du poste (depuis janvier 2011),Satsuki Eda, sont tous deux des opposants historiques à la peine capitale.


Relations étrangères et armement






Le JDS Hyuga, un des deux porte-hélicoptères de la force maritime japonaise d’auto-défense



Articles détaillés : Forces japonaises d’autodéfense, Traité de coopération mutuelle et de sécurité entre les États-Unis et le Japon etReprésentations diplomatiques du Japon.

Le Japon entretient d’étroites relations économiques et militaires avec son principal allié, les États-Unis18, officialisées par le traité de coopération mutuelle et de sécurité entre les États-Unis et le Japon de 1960. État membre de l’Organisation des Nations unies depuis 1956, le Japon a été un membre non-permanent du Conseil de sécurité pour un total de 18 ans et l’a été pour la période 2009-2010. Il est également l’une des nations du G4 qui cherchent à devenir des membres permanents au Conseil de sécurité19. En tant que membre du G8, de l’APEC, de l’ASEAN Plus Trois et participant au sommet de l’Asie orientale, le Japon participe activement aux affaires internationales et renforce ses liens diplomatiques avec des partenaires importants dans le monde entier. Le Japon a signé un pacte de sécurité avec l’Australie enmars 200720 et avec l’Inde en octobre 200821. Il est également le troisième plus grand donateur d’aide publique au développement, après les États-Unis et le Royaume-Uni, avec un don de 8,86 milliards de dollars US en 200422. Le Japon a contribué avec des troupes non-combattantes à la coalition militaire en Irak de 2004 à 200823.


Le Japon est engagé dans plusieurs conflits territoriaux avec ses voisins : avec la Russie sur les îles Kouriles, avec la Corée du Sud sur les rochers Liancourt, avec la République populaire de Chine et Taïwan sur les îles Senkaku, et avec la République populaire de Chine sur la ZEE autour d’Okinotorishima, rendant complexes les relations entre la Chine et le Japon.


Le Japon est aussi confronté à un différend avec la Corée du Nord sur son enlèvement de citoyens japonais et sur ses armes nucléaires. À la suite de la contestation des îles Kouriles, le Japon est techniquement toujours en guerre avec la Russie, car aucune solution à la question n’a jamais été signée24.


L’armée du Japon est restreinte par l’article 9 de la Constitution japonaise, qui fait renoncer le Japon à son droit de déclarer la guerre ou à utiliser sa force militaire comme moyen de règlement des différends internationaux. Les forces du Japon sont régies par le ministère de la Défense, et sont composées d’une force terrestre, maritime et aérienne. Les forces qui ont été récemment utilisées dans des opérations de maintien de la paix et pour le déploiement de troupes japonaises en Irak a marqué la première intervention militaire du Japon à l’étranger depuis la Seconde Guerre mondiale23.


Géographie






Par tacx - 21/03/2011 à 21:35



La Corée du Sud, en forme longue la République de Corée, en coréen Daehan Min-guk%uB300%uD55C%uBBFC%uAD6D (hangeul), %u5927%u97D3%u6C11%u570B (hanja), est un pays d'Asie de l'Est qui couvre la moitié sud de la péninsule coréenne. Sa capitale est Séoul. La langue officielle est le coréen dont l'écriture est le hangul ou hangeul et la monnaie le won.


Au nord, son unique frontière terrestre d'une longueur de 238 km avec la Corée du Nord, est constituée par la zone démilitarisée (DMZ) qui est, en fait, la plus militarisée au monde.


Actuellement, la Corée du Sud est classé treizième puissance économique mondiale selon le calcul du produit intérieur brut en parité de pouvoir d'achat et quinzième selon le critère monétaire traditionnel.







Sommaire


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  • 1 Étymologie

  • 2 Histoire

  • 3 Politique

    • 3.1 Institutions

    • 3.2 Défense

      • 3.2.1 Puissance militaire et spatiale

      • 3.2.2 Alliance militaire avec les États-Unis



    • 3.3 Diplomatie

      • 3.3.1 Relations intercoréennes

      • 3.3.2 Alliance avec les États-Unis

      • 3.3.3 Relations entre la Corée du Sud et le Japon

      • 3.3.4 Rôle de la Corée du Sud aux Nations unies

      • 3.3.5 Essor des échanges sino-coréens et nippo-coréens

      • 3.3.6 Diversification des relations extérieures

        • 3.3.6.1 Relations franco-sud-coréennes

        • 3.3.6.2 Relations africano-sud-coréennes







  • 4 Géographie

    • 4.1 Provinces

    • 4.2 Principales villes

    • 4.3 Transports

      • 4.3.1 Chemin de fer

      • 4.3.2 Routier





  • 5 Environnement

    • 5.1 Faune et flore

    • 5.2 Catastrophes écologiques



  • 6 Économie

  • 7 La population sud-coréenne

    • 7.1 Démographie

    • 7.2 Langues

    • 7.3 Religions

    • 7.4 Culture et société

      • 7.4.1 Patrimoine culturel et tourisme

      • 7.4.2 Sport



    • 7.5 Divers



  • 8 Codes

  • 9 Loisirs

  • 10 Médias

  • 11 Notes et références

  • 12 Voir aussi

    • 12.1 Articles connexes

    • 12.2 Liens externes








Étymologie[modifier]


Le nom que les Sud-Coréens donnent à leur pays est Hanguk, qui signifie littéralement Pays des Hans (en hangeul : %uD55C%uAD6D ; en hanja : %u97D3%u570B), du nom d'une tribu préhistorique qui habitait le sud de la péninsule coréenne (à ne pas confondre avec les Han chinois). Le pays est surnommé le Pays du matin frais (Joseon, %u671D%u9BAE), généralement mal traduit par Pays du Matin calme.


Daehan Minguk est également utilisé, qui signifie « République de Corée » ou littéralement Grande république Han (%uB300%uD55C%uBBFC%uAD6D ; %u5927%u97D3%u6C11%u570B).


Histoire[modifier]


Articles détaillés : Histoire de Corée du Sud et Histoire de la Corée.

Les premières migrations de peuplades néolithiques dans la péninsule coréenne remontent au IIIe millénaire av. J.-C.3. Depuis lors, ce pays a survécu tant bien que mal entre la Chine et le Japon sans toutefois perdre son identité. La Corée garde encore une culture riche qui a son caractère propre.


La division contemporaine de la Corée remonte aux suites de l’occupation japonaise commencée à partir de 1910. À la fin de la Seconde Guerre mondiale en 1945, la Corée a été divisée en deux zones par les puissances mondiales, les États-Unis et l'URSS. En 1948, le Sud et le Nord se constituèrent chacun en un État indépendant, un Nord communiste, et un Sud sous influence américaine. La guerre de Corée commença en juin 1950. Le Sud était soutenu par les États-Unis et le Nord par la Chine. L'accord de cessez-le-feu de Panmunjeom (signé en 1953), mit fin aux combats. Mais à ce jour, la guerre n'est toujours pas officiellement terminée. Depuis, la péninsule est divisée par une zone démilitarisée (DMZ) aux alentours du 38eparallèle, qui est paradoxalement, la plus militarisée au monde.


Après la guerre, la République de Corée, régime autoritaire sous le gouvernement autocratique de Syngman Rhee puis sous la dictature de Park Chung-hee, a connu une croissance économique rapide faisant d'un pays du tiers-monde un des Quatre dragons asiatiques. Cette dictature s'est illustrée par des atteintes aux droits de l'homme en réprimant de façon meurtrières des émeutes à Gwangju le 18 mai 1980.


C’est dans les années 1980 que des manifestations ont mis fin à la dictature pour installer un pouvoir démocratique. Kim Dae-jung est le premier président bénéficiant d'une véritable légitimité démocratique.


Politique[modifier]


Institutions[modifier]


Article détaillé : Politique de la Corée du Sud.

Le chef d'État de la République de Corée est le président, qui est élu par scrutin direct pour une période de 5 ans. Premier représentant de la République et chef des armées, le président dispose en outre d'un pouvoir exécutif important ; il nomme le Premier ministre avec l'approbation du Parlement. Il préside et nomme également le Conseil d'État.


Le parlement coréen est appelé Assemblée nationale ou Kukhoe ; ses membres sont élus pour quatre ans. Il compte actuellement 299 sièges, dont 245 sont pourvus au suffrage direct et les autres distribués proportionnellement parmi les partis ayant cinq sièges ou plus. L’instance judiciaire la plus élevée est la Cour suprême, dont les juges sont nommés par le président avec le consentement du Parlement.


La déclaration commune Nord-Sud, signée le 15 juin 2000 entre le président Kim Dae-jung et son homologue nord-coréen Kim Jong-Il, marque le début d'un dialogue entre les deux Corée (voir l'article détaillé sur les relations inter-Corées).


Le président actuel Lee Myung-bak a été élu Président de la République de Corée en décembre 2007, lors de la seizième élection présidentielle avec 48,9 % des voix face à son adversaire Lee Hoi-chang (LFP). Il a pris ses fonctions le 25 février 2008.


Le Parlement sud-coréen a adopté, le 12 mars 2004, une motion sans précédent qui suspendait de ses fonctions le président Roh Moo-hyun. La Cour constitutionnelle a infirmé cette destitution le 14 mai 2004. Le président avait apporté en février 2004 son soutien au parti uri (pour les élections d'avril), ce qui est une infraction au code électoral. Voir l’affaire de la destitution de février 2004


Fin octobre 2004, la Cour constitutionnelle déclarait que la localisation de la capitale nationale à Séoul était implicitement du domaine constitutionnel. Par conséquent, la loi de délocalisation de la capitale Séoul vers la province de Chungcheong du Sud (au centre du pays) votée en décembre 2003 par le parti uri du président Roh et l'opposition du GPN de Park Geun-hye était invalidée. Il faudrait pour que la délocalisation soit effective que l'amendement de délocalisation soit voté comme une modification constitutionnelle sanctionnée d'une part par un vote à la majorité des 2/3 à l'Assemblée, d'autre part par un référendum national. Cela relève de la gageure en l'état actuel car le GNP a changé de position sur la question et la majorité des deux-tiers semble impossible à atteindre et, de plus, l'approbation de cette mesure par la population est loin d'être acquise.


Ce revers est ressenti d'autant plus durement à la Maison bleue, siège de la Présidence, que le Président avait fait de cette promesse l'une des mesures phares de sa campagne.


Dans un contexte de forte impopularité du chef de l'État, les élections locales (municipales et provinciales) du 31 mai 2006 se sont traduites par un fort recul de la majorité gouvernementale, au profit de l'opposition conservatrice du Grand parti national, alors que l'abstention a été très élevée (près de 49 %).


Défense[modifier]


Puissance militaire et spatiale[modifier]


L’armée sud-coréenne est actuellement l'une des plus puissantes d’Extrême-Orient, avec les armées chinoise, japonaise et nord-coréenne. Ses effectifs sont de 672 000 hommes en armée d’active, et de 4 500 000 hommes en réserve, après avoir été d’un très modeste effectif à sa création.


Le budget de la Défense demandé pour 2010 est de 30 800 milliards de wons (24 milliards de dollars US), soit 2,8 % du Produit intérieur brut4. Selon l’Institut de recherches international pour la paix de Stockholm, les dépenses militaires de la Corée du Sud ont atteint 21,9 millliards de dollars US en 2006, la classant au onzième rang mondial5. En 2003, la Corée du Sud avait consacré 14,5 milliards de dollars à son budget de défense, soit environ 15 % du budget global de l’État (en comparaison, la France dépensait, à la même époque, 45,2 milliards de dollars US pour sa défense, soit 2,5 % du PIB).


L’industrie de l’armement de ce pays s’est développée et diversifiée depuis les années 1970 et pourvoit à une large part des besoins nationaux.


L’Institut coréen de recherche aérospatiale ou KARI (Korea Aerospace Research Institute) développe depuis 2002 une famille de lanceurs KSLV (Korea Space Launch Vehicle), en collaboration avec la Russie et a, en 2009, lancé dix satellites artificiels mis en orbite par des lanceurs étrangers. Le vol inaugural du lanceur de base, le KSLV-1, qui a eu lieu le 25 août 2009 a été un échec, le satellite STSAT-2 (en) ne s'étant pas détaché du deuxième étage de la fusée6.


Alliance militaire avec les États-Unis[modifier]


Environ 30 000 soldats américains sont stationnés en Corée du Sud depuis la fin de la guerre de Corée. Le nombre de soldats américains en Corée a diminué à 25 000 en 2008 dans le cadre d’un redéploiement des forces. En cas de guerre, les États-Unis exerceraient le commandement militaire en Corée du Sud. Cette subordination militaire aux États-Unis découle de l’accord de défense mutuelle entre les deux États signé le 1er octobre 1953 7. Suite à des négociations terminées en 2007, un accord prévoit que le 17 avril 2012, le commandement des forces combinées en cas de conflit passe sous la responsabilité de la Corée du Sud8.


De par le Status of Forces Agreement en vigueur, les soldats américains bénéficient d’un privilège d’extraterritorialité : les affaires judiciaires impliquant des soldats américains basés en Corée du Sud pour des actes commis en Corée sont jugés par des tribunaux américains, et non par des tribunaux coréens de même que les actes délictueux d'éventuels militaires sud-coréens aux États-Unis sont également couvert par le même statut. Ce statut a été critiqué lorsque des soldats américains ont été à plusieurs reprises impliqués dans des affaires de viol ou de mort de Sud-Coréens (tués accidentellement par des conducteurs de véhicules), pourtant, les SOFA établis par la Corée du Sud avec d'autres pays prévoient le même statut, comme c'est le cas de la majorité des accords de ce type entre états.


Diplomatie[modifier]


Article détaillé : Relations internationales de la Corée du Sud.

Relations intercoréennes[modifier]


Article détaillé : Relations entre la Corée du Nord et la Corée du Sud.

La politique extérieure de la Corée du Sud reste dominée par la question des relations intercoréennes et de la réunification de la Corée. La déclaration commune Nord-Sud, signée le 15 juin 2000 entre le président Kim Dae-jung et son homologue nord-coréen Kim Jong-il, a marqué l'approfondissement du dialogue entre les deux Corée.


Un second sommet intercoréen, entre le dirigeant du Nord Kim Jong-il et le président sud-coréen Roh Moo-hyun, initialement prévu à Pyongyang du 28 au 30 août 20079,10, a été reporté du 2 au 4 octobre 11 après que les plus graves inondations en Corée du Nord depuis quarante ans ont entraîné 600 morts et disparus et touché un million de personnes12. L'accord intercoréen signé le 4 octobre 2007 a souligné l'engagement commun des deux États pour promouvoir la paix et la prospérité économique dans la péninsule13.


Mais la situation est toujours extrêmement tendue entre les deux Corées. Exemple avec la menace d'"attaque préemptive" proférée par la Corée du Nord le 24 décembre 200814 et le torpillage d'une corvette sud-coréenne par un submersible nord-coréen.


Alliance avec les États-Unis[modifier]


Par ailleurs, la Corée du Sud est un allié des États-Unis dont environ 30 000 soldats stationnent sur son territoire. La Corée du Sud a apporté le plus important contingent étranger, après celui des États-Unis, lors de la guerre du Vietnam.


Elle a également envoyé des troupes en Irak ; le 28 novembre 2006, le gouvernement sud-coréen a annoncé son intention de diminuer de moitié (de 2 300 à 1 200 hommes) la taille du contingent alors présent en Irak15. Les forces sud-coréennes ont quitté ce pays lors de la fin du mandat de la coalition militaire en Irak en décembre 2008 16.


Relations entre la Corée du Sud et le Japon[modifier]


Article détaillé : Relations entre les deux Corée et le Japon.

Après la fin de l’occupation japonaise en 1945, la Corée du Sud et le Japon, où réside toujours une minorité coréenne de 600 000 personnes, n’ont établi de relations diplomatiques qu’en 196517. L’accord du 18 décembre 1965, signé sous l’impulsion du président Park Chung-hee avec les encouragement des États-Unis, malgré d’importantes manifestations d’opposition en Corée du Sud, a entraîné le versement d’une aide économique pendant dix ans (1965-1975) du Japon à la Corée du Sud, dont la majeure partie sous forme de dons18.


Toutefois, l’ensemble des contentieux historiques liés à l’occupation japonaise restent présents dans les relations entre Coréens et Japonais, ces tensions ayant des conséquences sur les relations diplomatiques. Ainsi, des initiatives ont été prises pour que le gouvernement japonais reconnaisse l’esclavage sexuel des femmes de réconfort pendant la Seconde Guerre mondiale19. Le révisionnisme au Japon, s’agissant notamment de la présentation de l’occupation japonaise dans les manuels d’histoire japonais, est très fortement ressenti par l’opinion sud-coréenne. Enfin, les visites de l'ancien Premier ministre japonais Junichiro Koizumi au sanctuaire de Yasukuni, sur les tombes des généraux japonais de la Seconde Guerre mondiale, a fait peser des risques d’annulation des sommets bilatéraux entre les deux États, à l’automne 200520.


La souveraineté des Dokdo (Rochers de Liancourt/Takeshima) en mer de l'est(mer du Japon) est un sujet de contentieux entre les deux pays.


Rôle de la Corée du Sud aux Nations unies[modifier]


La désignation de l’ancien ministre des affaires étrangères Ban Ki-moon au poste de secrétaire général des Nations-Unies, depuis le 1er janvier 2007, a constitué un succès pour ladiplomatie sud-coréenne. La Corée du Sud participe aussi activement aux missions de maintien de la paix de l’ONU : le 28 novembre 2006, le gouvernement sud-coréen a annoncé que 400 soldats seraient déployés au Liban sous mandat de l’ONU21.


Essor des échanges sino-coréens et nippo-coréens[modifier]


La Chine et la République de Corée ont établi des relations diplomatiques en 1992.


Alors que la Chine est devenue un des principaux partenaires commerciaux de la Corée du Sud, la rencontre du président Roh Moo-hyun avec son homologue chinois Hu Jintao, en septembre 2005, a témoigné d'une communauté de vues dans le domaine diplomatique. Le président sud-coréen a alors salué les démarches accomplies par la Chine pour promouvoir le dialogue intercoréen22.


Le 14 janvier 2007, à Cebu (Philippines), en marge du forum de l'ASEAN, s'est tenue la septième rencontre trilatérale entre les chefs d'État et de gouvernement chinois, japonais et sud-coréen. Ces échanges doivent approfondir la coopération entre les trois États sur des questions d'intérêt commun, notamment dans les domaines économique, culturel et de protection de l'environnement 23.


Diversification des relations extérieures[modifier]


Relations franco-sud-coréennes[modifier]

Article détaillé : Relations entre la France et la Corée du Sud.

Les premières relations diplomatiques entre la France et la Corée ont été établies en 1886. Des cérémonies ont été organisées en 2006 en France et en Corée du Sud pour célébrer le 120e anniversaire des relations diplomatiques entre les deux pays.


Relations africano-sud-coréennes[modifier]

Souhaitant diversifier ses relations extérieures, la Corée du Sud s'est engagée, en septembre 2006, à tripler son aide à l'Afrique 24. En particulier, la Corée du Sud doit financer en 2007 un projet de lutte contre la méningite en Côte d'Ivoire qui concerne un million de personnes25.


Géographie[modifier]






Carte de Corée du Sud



Articles détaillés : Géographie de la Corée du Sud et Péninsule de Corée.


Provinces[modifier]


Article détaillé : Provinces de Corée du Sud.

La Corée du Sud est divisée en neuf provinces (do, %uB3C4, %u9053), six villes métropolitaines (gwangyeogsi, %uAD11%uC5ED%uC2DC, %u5EE3%u57DF%u5E02), et une ville spéciale, la capitale Séoul, (teukbyeolsi, %uD2B9%uBCC4%uC2DC, %u7279%u5225%u5E02). Administrativement, les villes ont le même statut que les provinces. Elles sont marquées par une étoile dans la liste suivante :



  • Busan* (ou Pusan) (%uBD80%uC0B0%uAD11%uC5ED%uC2DC ; %u91DC%u5C71%u5EE3%u57DF%u5E02)

  • Chungcheong du Nord (%uCDA9%uCCAD%uBD81%uB3C4 ; %u5FE0%u6E05%u5317%u9053)

  • Chungcheong du Sud (%uCDA9%uCCAD%uB0A8%uB3C4 ; %u5FE0%u6E05%u5357%u9053)

  • Daegu* (%uB300%uAD6C%uAD11%uC5ED%uC2DC ; %u5927%u90B1%u5EE3%u57DF%u5E02)

  • Daejeon* (%uB300%uC804%uAD11%uC5ED%uC2DC ; %u5927%u7530%u5EE3%u57DF%u5E02)

  • Gangwon (%uAC15%uC6D0%uB3C4 ; %u6C5F%u539F%u9053)

  • Gwangju* (%uAD11%uC8FC%uAD11%uC5ED%uC2DC ; %u5149%u5DDE%u5EE3%u57DF%u5E02)

  • Gyeonggi (%uACBD%uAE30%uB3C4 ; %u4EAC%u757F%u9053)

  • Gyeongsang du Nord (%uACBD%uC0C1%uBD81%uB3C4 ; %u6176%u5C1A%u5317%u9053)

  • Gyeongsang du Sud (%uACBD%uC0C1%uB0A8%uB3C4 ; %u6176%u5C1A%u5357%u9053)

  • Incheon* (%uC778%uCC9C%uAD11%uC5ED%uC2DC ; %u4EC1%u5DDD%u5EE3%u57DF%u5E02)

  • Jeju Self-governing (%uC81C%uC8FC%uB3C4 ; %u6FDF%u5DDE%u9053)

  • Jeolla du Nord (%uC804%uB77C%uBD81%uB3C4 ; %u5168%u7F85%u5317%u9053)

  • Jeolla du Sud (%uC804%uB77C%uB0A8%uB3C4 ; %u5168%u7F85%u5357%u9053)

  • Séoul* (%uC11C%uC6B8%uD2B9%uBCC4%uC2DC ; %u6F22%u57CE%u7279%u5225%u5E02)

  • Ulsan* (%uC6B8%uC0B0%uAD11%uC5ED%uC2DC ; %u851A%u5C71%u5EE3%u57DF%u5E02)


Principales villes[modifier]


Article détaillé : Villes de Corée du Sud.





Centre-ville de Séoul



Sur les 49 millions de Coréens, plus de 22 millions vivent dans la mégapole de Séoul dont 10,3 dans la capitale même. Son métro la relie à des villes comme Suwon au Sud ou Gimpo (aéroport intérieur) et surtout Incheon à l’Ouest (la liaison avec l’aéroport international sera bouclée en 2006).


Si le pays a une densité très élevée, les principales villes se trouvent sur un axe Nord-Ouest / Sud-Est, entre Séoul-Incheon et Pusan en passant par Daejeon et Daegu. Le quart Nord-Est du pays ne compte que Chuncheon comme grande ville, sans que celle-ci rayonne vraiment sur la région.


Daejeon s’impose comme un nœud de circulation vital, et ce n’est pas un hasard si les deux premières lignes du TGV coréen (le Korea Train Express) inauguré en 2004 passent par cette ville :



  • l’axe Séoul-Daejeon-Pusan

  • un axe Sud-Ouest reliant Daejeon Ouest à Mokpo et Gwangju (la principale ville du Sud-Ouest), mais sans traverser directement Jeonju (la seconde).


Villes à plus de 750 000 habitants en 2005 (intra-muros) :



  • Séoul (10 350 000)

  • Pusan (3 680 000)

  • Incheon (2 580 000)

  • Daegu (2 565 000)

  • Daejeon (1 475 000)

  • Gwangju (1 415 000)

  • Suwon (1 240 000)

  • Goyang (1 200 000)

  • Seongnam

Par tacx - 21/03/2011 à 21:36


La Corée du Nord, en forme longue la République populaire démocratique de Corée, en coréen Puk Chos%u014Fn%uBD81%uC870%uC120 (hangul), %u5317%u671D%u9BAE (hanja), et Chos%u014Fn Minjuju%u016Di Inmin Konghwaguk%uC870%uC120%uBBFC%uC8FC%uC8FC%uC758%uC778%uBBFC%uACF5%uD654%uAD6D (hangul), %u671D%u9BAE%u6C11%u4E3B%u4E3B%u7FA9%u4EBA%u6C11%u5171%u548C%u570B (hanja), est un État qui couvre la partie Nord de la péninsule coréenne située en Asie orientale. Elle est limitrophe de la Chine (1 416 km de frontières communes) au Nord et de la Russie au Nord-Est (19 km de frontières), ainsi que de la République de Corée au Sud (238 km de frontières). Cette dernière frontière méridionale est bordée de part et d'autre sur 2 km d'épaisseur par la zone démilitarisée (DMZ), qui est en réalité très fortement militarisée, car surveillée au total par plus d'un million de soldats4. Le Japon, proche voisin maritime, est séparé de la Corée du Nord par la mer du Japon. La capitale de la Corée du Nord est Pyongyang.


État communiste dictatorial (le Parti du travail de Corée étant, sur le plan constitutionnel, placé aux commandes de l'État), ce pays est le dernier au monde se réclamant officiellement du stalinisme5,6,7,8,9,10,11.







Sommaire


 [masquer]


  • 1 Nom

  • 2 Géographie

    • 2.1 Géographie physique

      • 2.1.1 Faune et flore



    • 2.2 Géographie administrative

    • 2.3 Géographie humaine

      • 2.3.1 Peuplement

      • 2.3.2 Démographie

      • 2.3.3 Eugénisme

      • 2.3.4 Migrations humaines





  • 3 Histoire

  • 4 Politique

    • 4.1 Droits de l'homme

    • 4.2 Diplomatie

      • 4.2.1 Tentatives de rapprochement intercoréen depuis 2000

      • 4.2.2 Alliance avec la Chine

      • 4.2.3 Contentieux latents avec le Japon

      • 4.2.4 Tensions avec les États-Unis

      • 4.2.5 Programme nucléaire

      • 4.2.6 Relations avec les ONG

      • 4.2.7 Trafic de drogues



    • 4.3 Forces armées



  • 5 Économie

    • 5.1 Données globales

      • 5.1.1 Croissance économique

      • 5.1.2 Évaluations du PNB global et par habitant

      • 5.1.3 Relations économiques internationales



    • 5.2 Niveau de développement

    • 5.3 Santé

    • 5.4 Situation alimentaire

    • 5.5 Transports

    • 5.6 Tourisme



  • 6 Culture

    • 6.1 Activités culturelles

      • 6.1.1 Cinéma

      • 6.1.2 Littérature



    • 6.2 Éducation

    • 6.3 Sport



  • 7 Codes

  • 8 Notes et références

  • 9 Annexes

    • 9.1 Bibliographie

    • 9.2 Articles connexes

    • 9.3 Liens externes








Nom[modifier]


La forme courte est Corée du NordPuk Chos%u014Fn (en Hangul %uBD81%uC870%uC120 ; en Hanja %u5317%u671D%u9BAE) ; on trouve aussi dans les médias sud-coréens Pukhan (en Hangul : %uBD81%uD55C ; en Hanja : %u5317%u97D3).


La forme longue officielle est République populaire démocratique de Corée (RPDC, Chos%u014Fn Minjuju%u016Di Inmin Konghwaguk ; en Hangul : %uC870%uC120%uBBFC%uC8FC%uC8FC%uC758%uC778%uBBFC%uACF5%uD654%uAD6D ; en Hanja : %u671D%u9BAE%u6C11%u4E3B%u4E3B%u7FA9%u4EBA%u6C11%u5171%u548C%u570B).


Le nom officiel de Chos%u014Fn (Corée, ou Pays du matin frais traduit improprement en Pays du Matin calme) en Corée du Nord correspond à celui de la dernière dynastie indépendante coréenne avant l'invasion japonaise, la dynastie des Yi ou Chos%u014Fn (1392-1910). En Corée du Sud, le nom coréen du pays est Hanguk, lequel fait référence au « pays (guk) des Han », nom de populations préhistorique d'agriculteurs du sud de la péninsule. Quant au nom occidental de Corée, il provient du nom du royaume de Kory%u014F qui a administré la plus grande partie de la péninsule coréenne de 918 à 1392.


Géographie[modifier]


Géographie physique[modifier]


Article détaillé : Géographie de la Corée du Nord.


North Korea 1996 CIA map.jpg









Image satellite de la Corée en hiver



Le pays se situe en Asie orientale, au nord de la péninsule de Corée, dont il occupe environ 55% des terres 12. D'une superficie de 120 538 km², il est bordé au nord par la Chine (frontière 1 416 km), au nord-est par la Russie (frontières de 19 km) et au sud par la Corée du Sud (frontières de 238 km). Ses frontières maritimes sont marquées à l'est par la mer du Japon, appelée « mer de l'Est » par les Coréens13 et à l'ouest par la mer Jaune, mer bordière de la mer de Chine orientale.


Les principaux fleuves sont le Yalou (baptisé Amnok par les Coréens), long de 800 km et le Tumen, dont le cours atteint 521 km.


La ville la plus importante est Pyongyang, la capitale ; les autres villes principales du pays sont Chongjin, Wonsan, Nampo, Kaesong etHamhung.


Sur le grand plateau de Kaéma, au nord-est du pays, s'élève le mont Paektu (2 750 m), point culminant du pays. Dans le paysage désolé et grandiose du cratère volcanique de cet ancien volcan s'étend le lac Chon. Cinquante montagnes dépassent par ailleurs 2 000 m (pour la plupart situées dans le Hamgyong). Les trois quarts du pays sont montagneux ou constitués de plateaux en majeure partie recouverts de forêts (conifères, chênes, châtaigniers, etc.).


Le climat est de type tempéré continental, caractérisé par une amplitude annuelle de 35 °C à Pyongyang (la température moyenne au mois de janvier est de - 8 °C et celle du mois de juillet est de 27 °C) et des étés chauds et humides. Les précipitations annuelles atteignent 916 mm à Pyongyang et 1 400 mm à Wonsan, sur la côte est. En 1967, 1995, 2006 et 2007 le pays a été soumis à de très fortes inondations qui ont entraîné de lourdes pertes humaines et matérielles.


Le climat est caractérisé par un hiver long, froid et un été humide. Les deux tiers des précipitations annuelles interviennent durant l'été, de juin à septembre. À l'automne, les typhons ne sont pas rares.


Faune et flore[modifier]


La faune nord-coréenne fait partie d'un ensemble plus vaste qui regroupe le nord-est de la Chine et l'est de la Sibérie. Elle compte notamment des daims, des antilopes, des léopards, des panthères, des ours bruns et noirs, des tigres (dont le tigre en Coréeappartenant à la sous-espèce du tigre de Sibérie), des zibelines, des cerfs et des sarcelles du lac Baïkal. Parmi les espèces avicoles, le pic-vert noir à ventre blanc est propre au nord de la Corée14.


Pour la flore, la Corée du Nord abrite plusieurs parcs naturels, en particulier dans les régions des monts Chilbo, Paektu, Kuwol,Myohyang et Kumgang15.


Géographie administrative[modifier]






Carte administrative de la Corée du Nord



La Corée du Nord compte neuf provinces et cinq villes sous statut administratif propre.


Les neuf provinces sont16 :



  • Kangwon, au sud-est (chef-lieu de province : Wonsan, chef-lieu de province, autre ville importante : Kosong), où se situent les monts Kumgang ou Kumgangsan (san signifie montagne en coréen) ;

  • Jagang, au nord-ouest, frontalière avec la Chine (chef-lieu de province : Kanggye) ;

  • Ryanggang, au nord (chef-lieu de province : Hyesan), le Mont Paektu, point culminant de la Corée du Nord à la frontière sino-coréenne, appartient au Ryanggang ;

  • Pyongan du Nord au nord-ouest (chef-lieu de province : Sinuiju, à la frontière chinoise) ;

  • Pyongan du Sud, à l'ouest (chef-lieu de province : Pyongsong, autre ville importante : Kangso) ; les monts Myohyang se situent à la limite de la province du Jagang ;

  • Hamgyong du Nord (chef-lieu de province : Chongjin) à l'extrême nord-est ;

  • Hamgyong du Sud, au nord-est du pays(chef-lieu de province : Hamhung, autre ville importante : le port de Sinpo dans le Sud Hamgyong) ;

  • Hwanghae du Nord, au sud du pays (chef-lieu de province : Sariwon) ;

  • Hwanghae du Sud, à l'extrême-sud-est du pays (chef-lieu de province : Haeju).


Les cinq régions ayant un statut particulier sont :



  • Pyongyang, la capitale, et sa province

  • la ville de Ras%u014Fn, à la frontière avec la Russie

  • la région touristique des monts Kumgang

  • la région administrative spéciale de Sin%u016Diju à la frontière avec la Chine

  • la zone industrielle de Kaesong, près de la Corée du Sud.


Les trois dernières citées étant également des zones économiques spéciales.


Géographie humaine[modifier]


Peuplement[modifier]


Les premiers peuplements de la Corée datent de l'époque paléolithique il y a plus d'un million d'années. Les premières populations d'hommes modernes, de type homo sapiens, sont présentes il y a 30 000 à 40 000 ans dans les provinces du Nord Hamgyong et du Pyongan du Sud, situées aujourd'hui dans le nord de la péninsule coréenne. Comme en Europe, en Inde et au Proche-Orient, les hommes y ont édifié des dolmens. Ceux de Corée du Nord datent du Ier millénaire av. J.-C.17.


L'unité territoriale de la Corée et l'identité anthropomorphique des Coréens sont attestées il y a 7 000 ans17.


Au plan linguistique, les Coréens seraient directement apparentés aux Indo-Européens au sein de l'ensemble plus vaste des populations eurasiatiques selon les linguistes J. H. Greenberg et M. Ruhlen18. Les travaux du généticien Luca Cavalli-Sforza confirment l'hypothèse d'une parenté entre les Coréens et les Indo-Européens19.


Démographie[modifier]


Article détaillé : Démographie de la Corée du Nord.





Évolution démographique entre 1961 et 2003 en milliers d'habitants20



Selon des données publiées par la CIA, la population nord-coréenne est estimée à environ 22 665 345 habitants en juillet 200821, soit une densité d'un peu moins de 188 habitants/km² et environ 63% de la population est citadine21.


L'âge médian est de 33,5 ans et 21,3 % de la population a moins de 14 ans, 69,4 % entre 15 et 64 ans et 9,4 % plus de 65 ans21.


L'indice synthétique de fécondité est estimé en 2009 à 1,96 enfant par femme, pour un taux d'accroissement naturel estimé à 0,42 %. Le taux de natalité est estimé à 14,82 pour mille et celui de mortalité à 7,29 pour mille en 2009.


L'espérance de vie en 2009 est estimée à 63,81 ans, ce qui la place après le Pakistan (64,49 ans) et juste avant les Comores (63,47 ans), soit à la 171e position sur 225 États (pour comparaison l’espérance de vie en Corée du sud est de 78,81 ans qui la place en 42eposition)21. Depuis le début du xxie siècle, l’état alimentaire et sanitaire du pays s’est considérablement dégradé, à cause de l'aggravation de la situation économique, faisant régulièrement apparaître des risques de famine22. Ces problèmes font que le taux de mortalité infantile est estimé à 51,34 pour mille en 200921.


Eugénisme[modifier]


Selon le rapport publié en avril 2009 par l'Institut coréen pour l'unification nationale, le gouvernement de la Corée du Nord pratique l'eugénisme : les nains devaient subir une vasectomie et être mis en quarantaine et dans les années 1980, des opérations contraceptives se pratiquaient aussi sur des femmes de moins de 1,50 mètre23.


Migrations humaines[modifier]


93 000 Coréens du Japon favorables à Pyongyang, et appartenant à l'association Chongryon sont venus s'installer en Corée du Nord, principalement entre 1959 et 1962, parfois accompagnés d'un conjoint japonais24 dans des conditions alors critiquées par l'association Mindan des Sud-Coréens du Japon25. La Corée du Nord compte ainsi une petite communauté japonaise estimée à 1 800 personnes. En outre, une minorité chinoise de 50 000 personnes est présente en Corée du Nord, ainsi qu'une communauté d'origine vietnamienne26. Mais depuis plusieurs années le taux d'immigration est extrêmement faible et l'estimation de 2009 est négative. Cela fait de la Corée du Nord un pays très homogène sur le plan ethnique21.


Au sein de l'importante diaspora coréenne (présente notamment en Chine, aux États-Unis, au Canada, au Kazakhstan), plus d'un tiers des quelques 600 000 Coréens du Japon sont citoyens de la République populaire démocratique de Corée. Ils sont regroupés au sein de l'association générale des Coréens résidant au Japon, généralement désignée par son acronyme Chongryon (nom japonais : Chôsen Soren), lequel peut également être orthographié Chongryun.


Depuis la famine des années 1990, un grand nombre de Nord-Coréens ont fui en Chine en traversant le fleuve Tumen. Beaucoup se cachent dans la zone frontalière.


Selon le bulletin La lettre de Corée de l'association d'amitié Corée-France (favorable à la Corée du Sud et hostile à la Corée du Nord) jusqu'à 300 000 Coréens du Nord « se cacheraient » en Chine et 1 285 réfugiés nord-coréens sont parvenus en Corée du Sud en 200327. Les spécialistes estiment plus vraisemblable le chiffre de 100 000 Nord-Coréens présents en Chine, voire moins, en observant que « l'immigration illégale n'est, par nature, pas enregistrée officiellement » et qu'« une grande partie des mouvements de population le long de la frontière sont légaux, avec des personnes allant travailler ou étudier à l'étranger28 ». La fuite de plus de 450 Nord-Coréens arrivés à Séoul le 27 juillet 2004 a été qualifiée de « kidnapping planifié et un crime de terrorisme flagrant » par les autorités nord-coréennes29.


Depuis les années 1990, plus de 10 000 Nord-coréens partent chaque année pour l'Extrême-Orient russe dans les camps de déboisement et des chantiers de construction afin de payer la dette nord-coréenne à la Russie30.


Des centaines de clandestins nord-coréens entreprennent chaque année le long et dangereux voyage à travers la Chine. Des missionnaires, des militants politiques, des défenseurs des droits de l'homme et des intermédiaires qui monnaient leurs services les aident. La plupart d'entre eux ont pour objectif final de trouver refuge en Corée du Sud. Une petite minorité demande l'asile aux États-Unis, en Europe ou au Japon.


Histoire[modifier]


Articles détaillés : Histoire de la Corée du Nord et Histoire de la Corée.

Au lendemain de la capitulation japonaise le 15 août 1945, Kim Il-sung, qui avait dirigé l'armée révolutionnaire populaire coréenne (ARPC) dans la résistance coréenne à l'occupation japonaise, s'impose comme le principal dirigeant du pays en tant que secrétaire général du Parti du travail de Corée, issu de la fusion du Parti communiste et du Parti néo-démocratique de Corée.


Après la guerre de Corée qui a entraîné plus d'un million de morts au Nord, la Corée du Nord s'industrialise rapidement et cherche à atteindre l'autosuffisance politique, économique et militaire conformément aux principes de la théorie du juche.


En l'absence de traité de paix depuis la fin de la guerre de Corée en 1953, des tensions internationales émaillent la politique extérieure de la Corée du Nord. Entre autres, le 21 janvier1968, des agents de la Corée du Nord attaquent le palais présidentiel sud-coréen à Séoul et un navire-espion américain, le Pueblo, est arraisonné dans les eaux territoriales nord-coréennes la même année.


Dans le domaine intérieur, le dirigeant Kim Jong-il, fils du président Kim Il-sung, est préparé officiellement à prendre sa succession dès 1980. Après le décès de ce dernier en 1994, et suite à un deuil national de trois ans conforme à la tradition coréenne après la mort du père, il accède officiellement aux plus hautes fonctions de l'État en 1997.


Le 31 août 1998, la Corée du Nord a procédé à une tentative de lancement d'un satellite artificiel, le Kwangmyongsong 1 depuis un missile balistique Taepodong-1. Aucune trace du satellite n'ayant pu être trouvée malgré l'annonce officielle du succès de ce vol, les spécialistes américains estiment que l'étage supérieur serait tombé en panne avant la mise sur orbite31.


Le dirigeant Kim Jong-il encourage des mesures de libéralisation de l'économie depuis 2002, tout en renforçant la capacité militaire du pays, dans un contexte international tendu, en application de la politique de songun. Le 9 octobre 2006, la Corée du Nord annonce avoir effectué son premier essai nucléaire, augmentant ainsi les tensions envers la communauté internationale.


Politique[modifier]


Article détaillé : Politique de la Corée du Nord.





Tour de l'idée Juche, Pyongyang



Selon l'article premier de la Constitution32, « la République populaire démocratique de Corée est un État socialiste souverain qui représente les intérêts de tout le peuple coréen ». L'article trois précise que « la République populaire démocratique de Corée prend pour guide de ses activités les idées du Juche, conception du monde axée sur l'homme et idéologie révolutionnaire en faveur de l'émancipation des masses populaires ». Cette idéologie, instituée par Kim Il-sung qui selon lui s'inscrit dans le prolongement des principes marxistes-léninistes a pour conséquence l'application d'une politique d'indépendance, tant sur le plan politique qu’économique : les liens de coopération doivent se fonder sur le principe de complémentarité33.


Le préambule de la Constitution donne au président Kim Il-sung, fondateur du régime en 1948 (lors de la division de la Corée), le titre de « président éternel », mais son fils est de facto le chef de l'exécutif depuis le décès de son père en 1994. Le pouvoir politique est fortement concentré entre les mains du fils de ce dernier, qui cumule les postes de :



  • président du Comité de la défense nationale, en charge des affaires militaires et donc commandant en chef de l'Armée populaire de Corée. Le président du Comité est défini par la constitution comme le « Dirigeant suprême de la République populaire démocratique de Corée » ;

  • secrétaire général du Parti du travail de Corée, qui est placé par la constitution aux commandes du pays.


Cette concentration du pouvoir et la succession lors du décès de Kim Il-sung fait que la Corée du Nord est considérée comme une dictature. La CIA qualifie ainsi le régime nord-coréen de « dictature personnelle34 » en raison de l'important culte de la personnalité vis-à-vis des deux dirigeants. Les membres du parlement et de toutes les autres institutions de l'État ne sont pas élus au suffrage universel35.


Si d'autres partis existent (le Parti social-démocrate de Corée et le Parti Chondogyo-Chong-u), ils sont sous le contrôle du Parti du travail de Corée36. Les trois partis sont réunis au sein d'une coalition, le Front démocratique pour la réunification de la patrie. La Corée du Nord présente ainsi les caractéristiques essentielles d'un régime dictatorial à parti unique.


La Corée du Nord est — avec un score de 0,86/10 — considérée par l'indice de démocratie mis en place par The Economist comme le pays le moins démocratique au monde37.


Droits de l'homme[modifier]


Article détaillé : Droits de l'homme en Corée du Nord.

La Corée du Nord a signé plusieurs traités l'engageant à respecter les Droits de l'homme et plusieurs articles de sa Constitution défendent plusieurs libertés fondamentales. Mais en raison du manque d'informations disponibles, il est très difficile de vérifier leur respect. Kim Jong-Il opte pour une manière simple d’éviter tout conflit avec le peuple pour parfaire sa propagande. Celui-ci a éliminé plusieurs membres de son parti qui ont tenté d’imposer des idées différentes des siennes. Les gouvernements tout comme des ONG étrangères, telAmnesty International, soupçonnent fortement la Corée du Nord de ne pas respecter certaines libertés fondamentales comme celles d'expression, d'association, de religion ou encore decirculation et « exhorte le gouvernement de Corée du Nord à prendre sans plus attendre des mesures en vue d'améliorer le respect des droits humains dans le pays »38. Il va sans dire qu’il est strictement interdit de fonder une association ou encore de songer à manifester. Kim Jong-Il poursuit quiconque œuvrant dans cette voie. Les témoignages recueillis parMédecins sans frontières indiquent des conditions sociales et politiques désastreuses entrainant des troubles psychiques chez les réfugiés ayant fui ce pays39 .


Le travail forcé serait très fréquent au sein « d'un grand nombre de camps de détention »40. Les premières photos satellites de ces camps ont été rendues publiques en 200241. En2003, le nombre de travailleurs forcés est estimé entre 150 000 à 200 00012. En 2009, des associations, qualifiant ces camps de camp de concentration, estiment le nombre de ces travailleurs à 300 00042.


Amnesty International a exprimé ses préoccupations concernant la persécution religieuse en Corée du Nord43. Selon un classement publié par Portes Ouvertes, une organisation internationale qui soutient les chrétiens persécutés, la Corée du Nord est actuellement le pays où les chrétiens sont le plus persécutés dans le monde44.


Diplomatie[modifier]


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